Pompadour, du cheval limousin à l'anglo-arabe

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Le haras - ©Patrice Cerf/ CC-BY-SA Le haras - ©Patrice Cerf/ CC-BY-SA
Château et haras de Pompadour Haras Animaux

En 1763, Louis XV décide de favoriser l'élevage de chevaux en Limousin, comme dans celui du Pin en Normandie : il crée officiellement le haras de Pompadour. On nomme monsieur du Quesnoy piqueur des écuries du roi et le marquis de Tourdonnet se retrouve directeur. On ne compte au début que 6 étalons... pour environ 150 juments ! On fait ensuite venir des chevaux d'Espagne, d'Italie, d’Angleterre et d'Irlande. La crème de la crème, si vous voulez...

Le cheval limousin ainsi élevé était une monture rapide et svelte : on dit que courtisans et gentilshommes ne juraient plus que par eux ! Vient ensuite la Révolution. A la fin de l'année 1790, les conseillers de la commune vendent tous les animaux. On trouve le Mordant « 10 ans, gris pommelé », le Bijou « 7 ans, alezan brûlé, normand », Pompeux « 6 ans, gris étourneau, arabe »... Un rapport de l'époque mentionne l'état du château : « les murs lézardés, les fondations décharnées, les planches pourries, l'édifice irréparable ». Oula !

Saviez-vous que se trouvait au haras un étalon extraordinaire nommé Derviche, à l'origine de l’amélioration de la race limousine, acquis par un certain monsieur de La Grénerie, propriétaire du château limousin du même nom ? Une fois notre haras rétabli en 1796, Derviche comme tant d'autres retrouvent leur maison... Napoléon Ier y envoie des étalons arabes ramenés de son expédition d'Egypte : et oui ! Il faut savoir que la race anglo-arabe est née au haras !


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