Petite histoire du Pont Bonaparte de Lyon

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Le pont - ©Basilio / Public domain Le pont - ©Basilio / Public domain
Pont Bonaparte de Lyon Pont

D'un nom à l'autre


Durant sa longue existence, notre pont a plusieurs fois changé de nom : « pont de Bois de la place Louis-le-Grand », « pont de Bellecour », « pont des Comtes », « pont Saint-Jean », « pont de l'Archevêché », « pont de Tilsitt » et finalement aujourd'hui... pont Bonaparte !

Boutiques avec portier


Tout commence en 1546, lorsqu'on construit à l'emplacement du pont actuel un premier pont servant à relier le cloître Saint-Jean avec la rive gauche de la Saône. En 1634, l'ingénieur Christophe Marie (oui, celui du pont Marie de Paris !) fait reconstruire à ses frais un pont en bois : une trentaine de boutiques s'installe dessus, avec un portier chargé de fermer les grilles tous les soirs à la nuit tombée.

Mais avec les crues, les glaces, les rigueurs du temps, fichtre ! On doit le reconstruire en 1669. Le péage qu'on y avait mis en place en 1634 se voit supprimé à l'occasion de la naissance du dauphin, premier fils de Louis XIV et de Marie-Thérèse d'Autriche.

Les boutiques sont supprimées à la fin du XVIIe siècle ; à la place, on installe de petits bancs et une sympathique promenade à destination des badauds, alors très nombreux.

Tilsitt ou Napoléon ?


Mais le 25 février 1711, catastrophe ! Une grosse crue emporte notre pont de bois. Une première fois reconstruit, on le détruit en 1779. En 1808, un pont de pierre lui succède. Et comme la même année, Napoléon Ier signe avec l'empereur de Russie le traité de Tilsitt, on donne au pont le nom de Tilsitt.

Trop massif, peu pratique pour la circulation fluviale, on le détruit pour le remplacer par un nouveau en 1864. Coup de grâce final, les armées allemandes dynamitent ses arches en 1944... le pont actuel date donc de 1950.


Et encore !