Petite histoire du palais Gallien

Vinaigrette 0
Le palais - ©Marc Ryckaert (MJJR) / CC-BY-SA Le palais - ©Marc Ryckaert (MJJR) / CC-BY-SA
Palais Gallien Gallo-romain

Erk, un marais bourbeux


Burdigala, nous voilà ! Burdigala, c'est l'ancien nom de Bordeaux, cité fondée au IIIe siècle avant J.-C. par des Gaulois venus du centre de la France.

En celte, burdi veut dire « crique » et gala « marécageux » ! Bon, oui, un marais fangeux... Bordeaux à ses débuts n'est pas bien accueillante, dites donc !

En 56 avant J.-C., les Romains débarquent : allez, et que je te construis des temples, des aqueducs... aujourd’hui, il ne reste plus rien de ce riche passé. Sauf... notre amphithéâtre !

Co-lo-ssa-le !


L'arène aujourd'hui en ruines, de forme elliptique, mesurait près de 135 mètres de long sur 110 mètres de large et un peu plus de 20 mètres de haut ! Imaginez qu'elle pouvait contenir 20 000 personnes...

Entièrement construit en pierres carrées et en briques très épaisses, notre amphithéâtre se trouvait alors entouré de 6 enceintes dont la taille allait en décroissant vers l'arène centrale, qui mesurait 77 mètres de long sur 55 de large. Entre chaque mur, on avait aménagé des galeries avec des gradins en bois.

Pour l'accès, deux portes se trouvaient à chaque bout de l'arène, à l'est et à l'ouest, plus 15 autres petites portes placées à intervalle régulier tout autour de l'édifice.

Oh, la boulette !


Bon, vous l'aurez compris, l'arène actuelle ne ressemble plus vraiment à cette description. Parce que depuis tout ce temps, l'eau a coulé sous les ponts, comme on dit : c'est la Révolution qui ruinera le palais.

L'arène, vendue comme bien national, va être rasée. Le préfet de la Gironde, monsieur Thibaudau, se rend compte de l'énorme erreur commise. Alors, en 1800, il tente d'arrêter la destruction. Mais trop tard... ceux qui ont acheté des terrains ici construisent déjà leurs maisons. Ils détruisent la grande porte à l'est : seule reste aujourd'hui celle de l'ouest.


Et encore !