Petite histoire du moulin de la Galette

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Le moulin - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA Le moulin - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA
Moulin de la Galette Moulin

Le moulin de la Galette naît vers 1622. Il est amusant de noter l'évolution du nom : de 1622 à 1640, il s'appelle moulin du palais. De 1640 à 1795, c'est moulin bout-à-fin, de 1795 à 1835, blute-à-fin, de 1835 à 1850, blute-fin. A partir de 1850, on l'appelle de manière éphémère moulin du point de vue.

A cause du panorama dont on jouit sur son toit, puis moulin de la Galette au cours de la seconde moitié du XIXe s ! Plusieurs propriétaires se succèdent. Au milieu du XVIIIe s, le moulin est plus ou moins croulant. Il nécessite d'importantes réparations. De plus, il est menacé par les fontis, ces éboulements qui se manifestent un peu partout sur la Butte.

On dit que dans des temps reculés, tout moulin servait du vin. Le poète Le Tasse rapporte au XVIe s qu'il conserve de Paris un mauvais souvenir, mais celui « de la multiplicité de ses moulins, ou le voyageur trouve à boire frais, à aimer chaud » le marque beaucoup ! Et puis, à cause de l'octroi, le vin y est moitié moins cher qu'à Paris.

Oui, car pour entrer dans la capitale, le liquide paie une taxe aux barrières... et Montmartre est à l'époque située hors des enceintes ! Au milieu du XIXe s, le blute-fin est avec le Radet, son voisin, le dernier moulin de Montmartre encore debout. Renommé moulin de la Galette, ses derniers propriétaires décident de le métamorphoser en bal champêtre !


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