Petite histoire du Grand théâtre de Bordeaux

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Le théâtre - ©Patrick Despoix / CC-BY-SA Le théâtre - ©Patrick Despoix / CC-BY-SA
Grand théâtre de Bordeaux Salle de spectacles

Un nouveau théâtre

A l'époque où on décide de construire une nouvelle salle de spectacle (l'ancienne venant de brûler), on trouve encore à Bordeaux les vieilles fortifications médiévales de la ville ; le théâtre sera construit à côté des glacis du vieux château Trompette, sur l'emplacement d'un vieux temple romain rasé sur ordre de Louis XIV. Les travaux commencent dès décembre 1773, sous la direction de l'architecte Victor Louis.

Un nom qui ne vous est peut-être pas étranger ! On doit entre autre à ce monsieur le château du Bouilh (33), les galeries du Palais-Royal (75), l'actuelle préfecture du Doubs, à Besançon (25)... Mais très vite, les problèmes financiers s'enchaînent ; le roi fait même arrêter le chantier ! Il faudra toute la détermination de Louis pour faire reprendre la construction. Les travaux s'achèvent en 1780 ; ils auront coûté la modique somme de 3 000 000 de francs...

Une décoration grandiose

Alors, à quoi ressemble ce bel exemple d'architecture néo-classique ? De forme carrée, mesurant 50 mètres sur 90, un péristyle flanqué de 12 colonnes corinthiennes l’entoure. Ces colonnes sont surmontées d'un entablement portant 12 statues allégoriques de muses et de déesses. A l'intérieur, passé l'escalier monumental, voilà la salle de spectacle : on doit le plafond original au peintre Jean-Baptiste Robin, qui a représenté Apollon et ses muses.

Malheureusement, la peinture a été réalisée sur une voûte en bois, ce qui fait que quelques temps plus tard, la chaleur des bougies a tordu les planches et la fumée a noirci la peinture, qui se détériore peu à peu. Robin a heureusement eu le temps de faire une copie de sa peinture... Gravure qui permettra en 1917 de refaire le plafond à l'identique !

Les grands travaux de restauration de 1990 visent à réaménager le théâtre en vue de nouvelles représentations théâtrales. Ils ont surtout permis d'effacer les outrages du temps ; par exemple, le décor de la salle, à l'origine bleu, blanc et or (couleur de la monarchie) ont remplacé le décor clinquant or et rouge du XIXe siècle...


Et encore !