Petite histoire du fort Saint-André

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Le fort - ©Luu / CC-BY-SA Le fort - ©Luu / CC-BY-SA
Fort Saint-André Fortification

Surveillant le Rhône, le site est hautement stratégique, puisqu'il se situe à la frontière entre le domaine royal et le Comtat venaissin : voici Saint-André, la « Ville Neuve », comme elle s’appelle alors, qui fait face à Avignon. Mais voilà ! Qui dit site stratégique dit invasions et conflits. Il faut donc la fortifier. Le fort se construit donc en 1292 sur ordre de Philippe le Bel, pour protéger le bourg et l'abbaye bénédictine fondée au Xe siècle : une propriété des comtes de Toulouse. Et oui ! D'ailleurs, le site se fait occuper bien avant cela, avec le culte rendu à sainte Casarie, une ermite qui avait vécu là, sur ce mont appelé mont Andaon... Bref !

Une garnison s'y installe aussitôt : elle restera là pendant 5 siècles. Au bout du pont Saint-Bénezet à Avignon, on construit une tour carrée, appelée tour Philippe le Bel. Puis lorsqu'arrivent les papes à Avignon en 1309, les deux villes se développent à une vitesse folle. Les prélats viennent habiter de l'autre côté du Rhône, à Saint-André. Ainsi, la tour Philippe-le-Bel prend de l'importance et s'élève de plusieurs étages vers 1360. Les travaux du fort s’achèvent en 1372 puis le roi Jean II le Bon fait construire les deux grosses tours de la porte. Mais des siècles plus tard, on dévie le lit du Rhône en 1770 : du coup l’intérêt stratégique de la forteresse disparaît. A la Révolution, les moines sont chassés de l'abbaye et le fort est abandonné.


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