Petite histoire du collège de la Sorbonne

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Sorbonne, rue des Ecoles - ©FLLL / CC-BY-SA Sorbonne, rue des Ecoles - ©FLLL / CC-BY-SA
Collège de la Sorbonne de Paris Enseignement

Le célèbre collège doit son nom au modeste chanoine de Cambrai, puis de Paris, Robert de Sorbon : cet homme originaire de Rethel dans les Ardennes entre dans les petits papiers de saint Louis en devenant son chapelain et son confesseur.

Le roi lui cède un terrain sur la rue Coupe-Gueule (actuelle rue de la Sorbonne) plus deux maisons en 1253 pour y fonder le collège de Sorbon. Les étudiants pauvres peuvent désormais trouver le gîte et le couvert et recevoir des cours de théologie, tout ça... sans débourser le moindre sou !

Du temps de sa création, le collège accueille une centaine d'écoliers ; sa renommée se répand alors dans toute l'Europe.

Passés les troubles de la guerre de Cent Ans (où le collège prend le parti des Bourguignons, donc, des Anglais), le prieur Guillaume Fichet fait installer la première imprimerie parisienne à la Sorbonne avec l'aide de 3 typographes allemands, Gering, Crantz et Friburger. En 1472, ils ont déjà imprimé 30 livres !

Jusqu'à la Révolution, la Sorbonne est le siège de la faculté de Théologie et de l'université de Paris.

Puis Richelieu, prieur et proviseur du collège, fait entièrement reconstruire les vieux bâtiments par Jacques Le Mercier dès 1626 : celui-ci ajoute 4 pavillons flanqués de toits d'ardoises autour d'une vaste cour. Dès 1885, on commence à manquer de place !

On construit à côté de l'ancienne Sorbonne d'autres bâtiments, par Nénot. Le seul monument qui reste de la Sorbonne de Richelieu, c'est la chapelle dont il pose lui-même la première pierre en 1635 : au fait ! On peut voir son tombeau en marbre, réalisé par Girardon (1694) sur des plans de Le Brun.


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