Petite histoire du cimetière du Père-Lachaise

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L'entrée - ©Coyau / WikimediaCommons / CC-BY-SA L'entrée - ©Coyau / WikimediaCommons / CC-BY-SA
Cimetière du Père-Lachaise Lieu de sépulture

Au XIIe siècle, l'endroit s'appelle Champ de l'Evêque, parce que l'évêque de Paris y possède son pressoir. C'est à cet endroit, qu'on trouve au XVe siècle la petite maison de campagne (ou folie) du sieur Régnault, un riche marchand d'épices qui laissa son nom à la rue actuelle de la Folie-Régnault.

En 1686, les Jésuites de la rue Saint-Antoine rachètent la propriété et leur supérieur, le père François d'Aix de La Chaise, vient s'y installer de 1665 à 1709. Celui qui est aussi le confesseur de Louis XIV y fait aménager un vaste et superbe jardin planté de grands arbres et construire de grandes orangeries : il surnomme son domaine le Mont-Louis, en honneur du roi Soleil.

Mais les Jésuites sont chassés peu après et le domaine vendu à la famille Baron qui le garde jusqu'en 1804. Le terrain est alors acheté par le Préfet de Paris Frochot pour 160 000 francs sur ordre de Napoléon Ier pour le transformer en cimetière. Celui qui deviendra la plus grande nécropole de la capitale prend alors son nom de cimetière de l'Est (par opposition avec le cimetière du Nord, aujourd'hui celui de Montmartre).

Mais certains le surnomment déjà le Père-Lachaise... Bref ! L'architecte Alexandre-Théodore Brongniart (l'architecte de la Bourse de Paris, c'est lui !) s'occupe des travaux. On prévoit notamment de construire une grande pyramide à l'emplacement de la maison du père La Chaise.

L'architecte Godde aménage finalement la chapelle funéraire actuelle... Le chantier avance si bien, que l'inauguration a lieu un an plus tard ! On commence par y transporter les tombes de Molière, de La Fontaine et de Beaumarchais, puis celui de personnages plus « vieux » comme Héloïse et Abélard, en 1820 : on veut attirer la curiosité des Parisiens sur ce lieu atypique en inhumant des célébrités dans de vrais tombeaux « œuvres-d'art »...

Hé bien, figurez-vous qu'en 1804, on ne compte que 115 stèles ; en 1815, 1877 ; en 1830, 30 000 ! Ca progresse... Aujourd'hui, pas moins de 600 000 corps y reposent !


Et encore !