Petite histoire du château de Veauce

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Le château - ©Patrocle / CC-BY-SA Le château - ©Patrocle / CC-BY-SA
Château de Veauce Château Fantôme

Une place-forte redoutable

La forteresse primitive date du IXe siècle, elle a probablement été construite par le seigneur de Veauce, Arnaud. Des documents mentionnent ensuite Agnès, dame de Bourbon, épouse de Jean de Bourgogne, comme châtelaine de Veauce.

Au XIIIe siècle, le château s'agrandit et change de forme : 4 tours rondes flanquent ses angles, les hautes murailles crénelées sont reliées par des courtines ; au milieu se trouve le donjon carré. La seigneurie de Veauce se fait ériger en baronnie en 1400 par le duc de Bourbon Louis II : dès cette date, les seigneurs élèvent un corps de logis tout neuf sur la courtine ouest.

Puis au milieu du XVIe siècle, le fief passe à la Couronne. L'austère forteresse médiévale se transforme un siècle plus tard en une demeure plus agréable, avec la construction d'un nouveau corps de logis au sud flanqué de tourelles et de toits en poivrière. Une vaste terrasse se créée ainsi qu'un grand parc (12 hectares aujourd'hui). Que de dépenses ! Tous ces travaux ruinent les propriétaires, les Blin Le Loup.

Hanté, vous avez dit ?

Ils sont obligés de vendre Veauce en 1700... aussitôt acquis par la famille de Cadier, famille qui le gardera jusqu'à la fin du XXe siècle. On doit à Charles-Eugène de Cadier les transformations faites entre 1841 et 1846, qui donnent à Veauce son aspect actuel.

Le domaine passe donc en 1970 à un curieux personnage : il s'agit d'Ephraim Tagori de la Tour, ingénieur de formation né à Jérusalem, bourlingueur et explorateur dans l'âme qui fait parler de lui et de la légende de Lucie dans les années 80. Il se fait même appeler baron de Veauce ! Oui, mais le monsieur n'a pas les moyens de restaurer le château et de l'entretenir. Très vite donc, le fantôme de Lucie sort de l'ombre.

Il prétend la voir tous les soirs, sur les 12 coups de minuit, se promener sur les courtines... A la mort d'Ephraim en 1998, Veauce se dégrade lentement mais sûrement. Une association de sauvegarde a même tenté de trouver les fonds nécessaires à sa restauration, mais en vain. Les nouveaux propriétaires, depuis 2002, lui redonnent aujourd'hui une seconde jeunesse...


Et encore !