Petite histoire du château de Puymartin

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Le château - ©Manfred Heyde / CC-BY-SA Le château - ©Manfred Heyde / CC-BY-SA
Château de Puymartin Château

Des ennemis récalcitrants

Puymartin était autrefois une maison-forte qui appartenait aux évêques de Sarlat, passé au XIIIe siècle à la famille de Serviens. Mais pendant la guerre de Cent Ans, les Anglais, rendus maîtres de toute la région, s'emparent du château.

Avec sa position stratégique sur la Vézère, ils peuvent contrôler tous les mouvements qui s'opèrent dans la vallée et par exemple, priver les habitants des cités voisines des précieux ravitaillements dont ils ont besoin.

Plusieurs consuls de la ville de Sarlat prennent les choses en main ; en échange d'une forte somme d'argent, ils arrivent à déloger les Anglais de là. Mieux ! En démantelant les fortifications du château, ils s'assurent que plus aucun ennemi ne pourra s'installer là.

Guerre, religion... et fantôme

Presque un siècle plus tard, voilà Radulphe de Saint-Clar. Le roi autorise ce seigneur à reconstruire son château et à fortifier l'enceinte.

Pendant les guerres de Religion, un des Saint-Clar, Raymond, devient le chef du parti catholique de la région, dans un endroit de France où la majorité des seigneurs se sont convertis au protestantisme !

Lui et ses enfants continuent bien sûr d'agrandir le château. Et puis, passé à Jean de Saint-Clar et son épouse Thérèse (la fameuse Dame blanche de Puymartin, c'est elle), le fief tombe finalement entre les mains du neveu de Jean, François de Lapleynie.

Le temps du changement

Les Lapleynie font réaliser de grands aménagements intérieurs : on leur doit le magnifique salon orné des peintures de Philippe Lemaire, entre 1650 et 1671. Et Puymartin se transmet par alliance, jusqu'aux Carbonnier au XVIIIe siècle : pour une fois, le château échappera aux saccages de la Révolution... mais n'échappera pas aux caprices de la mode !

A la fin du XIXe siècle, les Carbonnier succombent au style néogothique, faisant appel à l'architecte Léo Drouyn (disciple de Viollet-le-Duc) pour repenser les façades : créneaux, échauguettes, donjon et courtine d'entrée voient le jour. C'est ce beau château dont les Montbron ont hérité aujourd'hui : animations et visites rythment aujourd'hui sa vie... comme une seconde jeunesse !


Et encore !