Petite histoire du château de la Motte-Glain

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Le château - ©Teffo Didier / CC-BY-SA Le château - ©Teffo Didier / CC-BY-SA
Château de la Motte-Glain Château

On doit la construction du château primitif à Glain de Rougé, au XIe siècle. Effectivement ! Nous nous trouvons aux frontières de la Bretagne et de l'Anjou... il faut bien une grosse forteresse pour protéger et surveiller ce site hautement stratégique ! Passé ensuite aux Malestroit puis aux Penhoët, c'est Françoise de Penhoët qui apporte la Motte à Pierre de Rohan par mariage, en 1475.

Mais son aspect actuel, le château le doit au maréchal de France Pierre de Rohan, seigneur de Gié, qui le fait entièrement reconstruire à la toute fin du XVe siècle. Finie la forteresse, Pierre transforme sa nouvelle demeure en une bâtisse plus agréable qui lui servira de rendez-vous de chasse. Il fait donc construire des corps de logis mêlant architecture gothique et style Renaissance agrémentés de fenêtres à meneaux, autour d'une simple cour rectangulaire. A l'extérieur, deux tours rondes à mâchicoulis rappellent le passé guerrier de la Motte. A l'intérieur, dans la cour, une fine tourelle d'escalier aménagée dès 1505 permettait d'accéder aux étages. Oh ! N'oubliez pas de regarder les façades, les coquilles Saint-Jacques abondent ! C'est normal, la Motte se situe sur le chemin des pèlerins qui se rendent à Compostelle, en Galice...

Bref ! Dans son château tout beau tout neuf, Pierre de Rohan reçoit le roi Charles VIII et la reine Anne de Bretagne en 1497. En 1565, Charles IX et Catherine de Médicis y dorment une nuit... En 1635, les Rohan vendent le château au conseiller au parlement de Bretagne Michel Le Loup. La dernière de la famille cède le château à son mari en 1722, Joachim Robineau de Rochequairie. Le couple entame des travaux de restauration, poursuivis par leurs descendants au XXe siècle. Ce qui fait qu'aujourd'hui, on peut visiter ce beau château !... qui a gardé toute son allure médiévale : regardez, il a conservé son imposant châtelet d'entrée à l'origine flanqué d'un pont-levis, avec ses douves alimentées par la rivière, la Salmonnais...


Et encore !