Petite histoire du château de la Malmaison

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Le château - ©Moonik / CC-BY-SA Le château - ©Moonik / CC-BY-SA
Château de la Malmaison Château Joséphine de Beauharnais Napoléon Ier

Joséphine ! Ou si vous préférez, Marie-Josèphe Tasher de La Pagerie... Cette Martiniquaise, veuve d'Alexandre de Beauharnais, (guillotiné à la Révolution) épouse le fringant Bonaparte en 1796 : la voilà devenue impératrice de France ! Oui, mais pas pour longtemps... Napoléon lui demande le divorce en 1809. La raison ? Elle ne lui a pas donné d'héritier, pardi !

Malmaison, malus mansio, est une grange dépendant de l'église de Rueil en 1244. Entre temps, le conseiller au parlement de Paris Perrot la remanie en petit château que le banquier Lecoulteux vendra à la Révolution comme bien national : Joséphine visite alors plusieurs fois le domaine et tombe littéralement sous le charme. Elle finira par l'acheter en 1800 ! Joséphine aussitôt installée appelle les architectes Percier et Fontaine et les travaux commencent : deux pointures, ceux-là ! On leur doit la façade du Louvre sur la rue de Rivoli et l'arc du Carrousel. Bref !

Notre impératrice fait redécorer et remeubler les petites pièces dans le style Empire : Jacob réalise les meubles, Girodet et Gérard peignent les tableaux qui ornent les murs. Tous ces travaux coûteront la bagatelle de 600 000 francs de l'époque ! Une somme énorme, que Napoléon paie sans rechigner. Aah, que ne ferait-il pas pour sa belle... car Joséphine s'endette, mais le petit Corse est toujours là pour mettre la main au porte-monnaie ! Joséphine fait ensuite appel à Morel pour réaliser les jardins. Car le domaine s'est bien agrandi ! On compte 260 ha de bois avec vaches, cygnes, canards, biches.

Vous l'avez compris, Joséphine a su créer à la Malmaison un petit paradis sur terre : Napoléon y vient même s'y reposer ! Des souvenirs heureux... Car après son divorce, seule dans son château, Joséphine se laisse aller à la mélancolie... elle y vit avec ses enfants et petits-enfants. Elle y pousse son dernier soupir, le 29 mai 1814... Et ensuite ? Hé bien, passé par héritage à Eugène de Beauharnais, c'est véritablement le banquier Osiris qui change la donne en 1897 : le monsieur restaure entièrement le château et le cède à l'Etat qui y ouvre en 1906 un musée avec un mobilier provenant des autres résidences de l’Empereur...


Et encore !