Petite histoire du château de Foix

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Le château - ©Totor-22 / CC-BY-SA Le château - ©Totor-22 / CC-BY-SA
Château de Foix Château

Il était une fois dans la ville de Foix... oh, oui, je ne vous la fais pas ! L'histoire du château commence avec son premier seigneur, Bernard-Roger, comte de Foix, fils de Roger le Vieux, comte de Carcassonne. Celui-ci partage ses domaines à ses trois fils : Bernard reçoit Foix. A la fin du XIIe siècle, les comtes adhèrent au catharisme, tout comme leurs alliés les comtes de Toulouse. Ce parti-pris leur vaudra les foudres de l'Eglise, mais surtout une attaque en 1211 de Simon de Montfort, chef de la croisade des albigeois, qui tente de s'emparer du château. Le constat est affligeant : la forteresse reste imprenable ! La Chanson de la croisade contre les Albigeois en dit : « Le château est si fort qu'il se défend par lui-même » ! Oui, du moins pour le moment, car cinq ans plus tard, Montfort parvient à ses fins. Le comte Raymond-Roger demande réparations en adressant une lettre au Pape Honorius III et se voit restituer son château en novembre 1216. Ouf !

En juin 1272, Philippe III le Hardi assiège ce dernier. En effet, l'arrière petit-fils de Raymond-Roger, Roger-Bernard III, a voulu braver l'autorité du roi de France... grand mal lui en a pris ! Acculé, le seigneur implore pardon, mais trop tard ! Le roi le fait aussitôt emprisonner, puis libérer une année plus tard. Roger-Bernard ne retrouve ses terres qu'en 1275, avant d'acquérir le titre, en 1290, de vicomte du Béarn. Maintenant, voyons l'époque de Gaston Phébus. Comte de Foix de 1343 à 1391, il fait construire la tour ronde et renforcer l'enceinte. A sa mort, le château échoit aux Grailly, puis par alliance au XVIe siècle aux Albret. Puis Foix est délaissé, son importance stratégique amoindrie, ses murs tombant peu à peu en ruines. Transformé en prison d'Etat du XVIIIe siècle jusqu'à la fin du XIXe siècle, il abrite depuis 1950 le musée départemental.


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