Petite histoire du château d'Azay-le-Ferron

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La grosse tour - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA La grosse tour - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA
Château d'Azay-le-Ferron Château

Le premier seigneur connu se nomme Nicolas Turpin de Crissé, en 1250. A la fin du XIIIe s, la châtellenie d'Azay passe aux Preuilly puis par alliance à Pierre Frotier, conseiller du roi Charles VII. Vers 1496, la construction d'une grosse tour couronnée de mâchicoulis commence. Le pavillon François Ier, plus tard accolé à la tour par l'aile Humières, se construit entre 1515 et 1524. Azay se retrouve au XVIe s aux mains des de Crevant : Louis, qui a hérité de son épouse du titre de marquis d'Humières, fait construire vers 1630 l'aile portant son nom.

Une petite parenthèse pour parler du duc d'Humières, maréchal de France, un grand monsieur à l'époque : à 40 ans, il se distingue en 1658 à la bataille des Dunes, gagnée contre les Espagnols. On dit de lui « que sa présence ornait la Cour et tous les lieux où il se trouvait »... Après Humières, le château passe à la famille de Breteuil, dont un membre fait ajouter en 1714 à la droite de l'aile François Ier, un pavillon de style Louis XIII. Après être passé entre plusieurs mains, les Gallifet en 1739, le marquis de Blainville en 1785, monsieur Lecomte en 1791, le château traverse la Révolution sans encombre. Ouf !

Jusqu'à ce qu'en 1852, le domaine ne revienne à une grande famille de maîtres de forges, les Luzarche, qui le garderont pendant un siècle. La fille aînée d'Alfred Luzarche (maire d'Azay-le-Ferron entre 1881 et 1925) s'appelle Marthe. Elle épouse l'ingénieur Georges Hersent en 1896. A cette occasion d'ailleurs sont offerts des orangers, comme le veut la tradition : Marthe et Georges en faisaient un apéritif parfumé à l'orange amère ! De grands chamboulements bouleversent Azay au XXe s : les jardins sont redessinés ; en 1926, à l'ouest de la tour, une nouvelle galerie à arcades voit le jour pour relier la tour Frotier à l'aile des communs... Mais Mme Hersent meurt en 1951 sans héritiers... Elle lègue donc Azay à la ville de Tours (nous sommes aux confins de l'Indre et de l'Indre-et-Loire) qui ouvre à la visite les très beaux jardins et les magnifiques appartements meublés !


Et encore !