Petite histoire des grottes de Lacave

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L'intérieur - ©Traumrune / WikimediaCommons / CC-BY-SA L'intérieur - ©Traumrune / WikimediaCommons / CC-BY-SA
Grottes de Lacave Cavité naturelle Exploration

Faites sauter le bouchon (d'argile)

Le Lot est plein de grottes, de gouffres, de belles curiosités naturelles... après Padirac, voilà Lacave et ses grottes ! L'archéologue et spéléologue Armand Viré, ni personne d'autres n'auraient dû découvrir cette grotte de Lacave, restée inviolée tout ce temps...

En fait, Viré fait des travaux au fond du gouffre, en 1904, au fond de l'igue de Saint-Pol : 90 m de profondeur pour 6 m environ de diamètre. Au fond de l'igue, il existe des galeries creusées par le lit d'une ancienne rivière souterraine.

Au bout de ces galeries (que Viré devine nombreuses et qu'il veut atteindre), se trouve un « bouchon d'argile » comme il le dit si bien. Il se dit que la rivière n'a pas pu s'arrêter là. Elle a bien dû continuer jusqu'à la vallée !

A coups de dynamite !

Alors, Viré se met à chercher une grotte qui permettrait de faire communiquer la vallée et l'igue. La grotte de Jouclas, qu'il achète un prix dérisoire, lui sert de point de départ. Jouclas, c'est l'entrée des futures grottes de Lacave.

Une cave dans laquelle on célèbre la messe, car en 1902, l'église de Lacave est en travaux ! C'est d'ailleurs en aménageant l'autel qu'on fait les premières découvertes archéologiques. Mais rien de bien significatif...

Depuis la grotte de Jouclas, donc, Viré creuse la montagne à coups de dynamite, pendant un an. Il parvient à creuser un tunnel de 520 m ! En 1905, il tombe enfin sur les grottes de Lacave.

Il commence les premières fouilles dans la grotte de Jouclas, là où l'église provisoire avait été installée. On y trouve des os d'animaux (rennes, chevaux), de petits outils de silex taillé et de bijoux en dents d'animaux. Et l'exploration commence...

Déjeuner avec un éléphant et une araignée

Viré et ses hommes s'arrêtent prendre leur casse-croûte dans une salle qui depuis s'appelle Salle du Déjeuner. Ensuite, dentelles et rideaux se succèdent. De formidables concrétions s'offrent sous leurs yeux ébahis !

• Le Bourdon, suspendu à la voûte de tout son poids, qui rappelle une grosse cloche.
• Puis, la tour de Babel, une grosse et haute masse qui porte bien son nom !
• Le Baptistère, en forme de coupe.
• La salle de la Tarasque avec sa tête de bestiole, une sorte de gros dragon bien connu en Provence : vous connaissez sa légende ?
• Suivent les Trois Parques, puis le Palmier.
• Ensuite, la salle de l'Elephant avec son pachyderme qui broute littéralement la pierre...

Question bestioles, on est gâté à Lacave : après son éléphant, voilà les concrétions dites « aux pattes d'araignées ». Le clou du spectacle, c'est la salle des Merveilles.

Une vaste salle plongée dans le noir pour mieux apprécier la beauté des concrétions phosphorescentes. Etonnant, pas vrai ? Impressionnés, Viré et ses amis surnomment leur découverte « les Merveilleuses »...


Et encore !