Petite histoire des grottes de Jonas

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Les grottes - ©Ziegler175 / CC-BY-SA Les grottes - ©Ziegler175 / CC-BY-SA
Grottes de Jonas Troglodyte

Home sweet home

Imaginez un vaste site troglodyte médiéval taillé à même la pierre volcanique (du tuf rougeâtre)... Oui, c'est possible, ça se passe ici, dans ces grottes dites de Jonas ! Sur 5 ou 6 étages, on découvre une soixantaine de pièces reliées par des couloirs et des escaliers à vis creusés à même la pierre, dans la masse du rocher...

Tout est prévu pour la guerre : la salle d'armes, les prisons, les écuries... Tout est aussi prévu pour la vie de tous les jours : le four à pain, les latrines, les chambres... et pour la prière : la chapelle romane Saint-Laurent avec ses fresques du XIe s, dont les plus anciennes datent du IXe s.

Les grottes, à leur apogée au XIVe s, accueillent 600 personnes ! Sans compter les bestioles, vaches, moutons, poulets qui leur servent de garde-manger...

Un abri dans la roche

A l'abri des pillards

A la base, ce sont les Celtes qui creusent ces grottes. Ensuite, les hommes poursuivent leur aménagement au Moyen-Age ; d'abord des moines puis des seigneurs qui fortifient les grottes et les aménagent pour y vivre le plus confortablement possible : ouvertures dans les murs, latrines...

La pierre est friable, donc facile à travailler. Et vivre dans les grottes, c'est s'assurer de se protéger des intempéries et des bandes de pillards qui infestent la région à l'époque médiévale.

Templiers ?

On dit souvent que les Templiers, bien implantés dans la région, se sont installés ici après leur condamnation en 1309. Sauf que... les grottes ont été cédées en 1223 par leur propriétaire, Dalmas de Jaunac (qui rentra cette année-là dans l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem) aux moines de Chantoin à Clermont-Ferrand. Les grottes sont le fief de Dalmas de Jaunac. D'ailleurs, elles tiennent leur nom de « Jonas » de ce seigneur !

Après avoir connu une fréquentation record tout au long du Moyen-Age, les grottes se font progressivement abandonner au cours du XVIIe s avant de devenir propriété de la commune à la Révolution...


Et encore !