Petite histoire des carrières d'ocre de Roussillon

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La carrière - ©Landreau Patrick / CC-BY-SA La carrière - ©Landreau Patrick / CC-BY-SA
Cité médiévale de Roussillon et ses carrières d'ocre Cité médiévale

J'emprunte un petit chemin qui serpente à travers les anciennes carrières d'ocre... me voici dans le Colorado provençal ! Un ciel bleu azur, du rouge-orangé délavé, du vermillon, le vert émeraude des arbres... l'endroit est sublime. On trouve la toute première mention de la ville et de son château en 987.

Mais c'est pourtant bien avant que se forme le fameux pigment... oui, bien avant puisque en fait, l'ocre se compose de sédiments marins déposés entre 200 et 100 millions d'années !

Ce mélange d'argile, de sable et d'oxyde de fer, dont les couches que l'on trouve à Roussillon culminent à certains endroits à 15 m d'épaisseur, intéressent à l'époque de la Révolution française le Roussillonnais Jean-Etienne Astier : pourquoi ne pas la commercialiser en poudre d'ocre, qui possède de nombreuses qualités ?

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Entre 1920 et 1950, on exploite intensivement le minerai qui se fait immédiatement exporter. Mais la production retombe après la Première Guerre Mondiale. Pour comparaison, 165 personnes travaillent dans les carrières en 1885, contre 14 en 1951 !


Et encore !