Petite histoire de Saint-Bénigne de Dijon

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Le chevet - ©François de Dijon / CC-BY-SA Le chevet - ©François de Dijon / CC-BY-SA
Cathédrale Saint-Bénigne de Dijon Cathédrale

Bénigne ? Oui, l'apôtre de Bourgogne martyrisé au IIIe siècle. L'évêque de Langres saint Grégoire fait construire une crypte au début du VIe siècle où il dépose les reliques, suivi de la consécration d'une basilique en 535. Le nouvel évêque de Langres réédifie l'église vers 990, sorte de grande rotonde. En février 1272, la chute de la tour se dressant au-dessus du transept détruit les voûtes de la crypte. Mais ouf ! Les reliques s'en sortent sans égratignures. En 1281, on reconstruit totalement l'église. Les travaux avancent vite : le chœur est terminé en 6 ans. Les travaux de la nef prennent plus de temps, se prolongeant jusqu'au début du XIVe siècle. En 1308, la tour du sud est presque achevée, celle du nord très avancée.

Au milieu du XVe siècle, la famille de Charny-Bauffremont fait bâtir au sud de l'église la chapelle des Douze apôtres (qui sert de sacristie jusqu'à la Révolution... où on la détruit). Ruinée par les guerres de Religion, Saint-Bénigne voit des bénédictins de la Congrégation de Saint-Maur s'installer entre ses murs et les restaurer dès 1651. Le clocher et sa flèche ? Détruits à cette époque par de violents orages, les charpentiers dijonnais Sauvestre et Linacier la reconstruisent en 1742. A la Révolution, Saint-Bénigne devient temple de la Raison puis en 1805, cathédrale après avoir été rendue au culte.


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