Petite histoire de la villa Thompson

Vinaigrette 0
La villa - ©Miniwark / CC-BY-SA La villa - ©Miniwark / CC-BY-SA
Villa Thompson Hôtel particulier

La dolce vita


Remontons le temps : les gens très riches, les aristocrates viennent sur la côte d'Azur prendre leur quartier d'hiver, et plus particulièrement à Nice. Et ça se comprend ! Pendant que le reste de l'hexagone grelotte sous la neige et le froid, ici, on se la coule douce : l'hiver est tellement plus doux ! La Méditerranée toute scintillante, la promenade des Anglais tiédie par un soleil doré, la brise si douce, jouant dans les palmiers...

On fait alors construire des villas, toutes plus belles les unes que les autres, à l'image du palais de Marbre. Français, Anglais et Russes se mêlent à Nice, au XIXe siècle.

Un prince russe à Nice


Et c'est un Russe, d'ailleurs, qui fait construire notre villa « des Baumettes » : il s'appelle Léon Kotschoubey : c'est un prince, conseiller du tsar Alexandre II. Pas n'importe qui, donc ! Il veut une demeure somptueuse, à l'image de son rang social. Il demande donc à l'architecte Constantin Scala de lui construire une villa selon le modèle du palais Razumovsky, en Ukraine. Les travaux commencent en 1878. Malheureusement, notre prince décède en 1881, sans avoir vu son chef-d'œuvre achevé... Seuls les murs et la façade sont construits.

Thompson


Un peu lassée par ce grand chantier, la veuve du prince cède la maison à un riche Américain, James Thompson, en 1883. Cet industriel ne lésine pas sur les moyens pour faire achever la villa ! Il fait décorer somptueusement les intérieurs : tenez, vous n'avez qu'à regarder le magnifique (et colossal) escalier de marbre, pour vous en rendre compte !

Ou la salle de bal, pièce de plus de 15 m de hauteur, pavée de mosaïques, avec une estrade pouvant contenir un orchestre de plus de 20 musiciens ! Notre Américain y organisera des fêtes somptueuses pour tout le gratin de la Côte d'Azur...

Mais la Première Guerre Mondiale chasse tout ce petit monde. Goodbye, Thompson ! La ville de Nice se porte alors acquéreur de la villa abandonnée, avec une idée bien précise en tête : y ouvrir un musée dédié aux beaux-arts ! Celui-ci ouvre dès 1928.


Et encore !