Petite histoire de la chapelle des Templiers de Laon

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La chapelle - ©Pline / CC-BY-SA La chapelle - ©Pline / CC-BY-SA
Chapelle des Templiers de Laon Chapelle Templier

La fondation

Mais oui, les Templiers se sont implantés en Picardie, à Laon ! La preuve, avec cette belle chapelle, unique en son genre dans la région ! Elle se trouve au milieu du petit jardin du musée archéologique de la ville. Les Templiers ont installé leur commanderie à Laon (rue Sainte-Geneviève, plus précisément) dès 1128, sous l'égide de l'évêque Barthélémy de Vir.

Celui-ci couvre ses « protégés » de richesses et leur donne plusieurs grandes terres en Picardie, que les moines-chevaliers transforment en commanderie. Mais surtout, ils obtiennent l'autorisation du pape de construire une chapelle dédiée à Saint-Jean-Baptiste, en 1134.

Et lorsque l'ordre est dissous en 1312, c'est l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui récupère la chapelle... mais aussi tous les biens des Templiers ! Il faut dire que des chevaliers de l'ordre de Saint-Jean se trouvent à Laon déjà depuis un petit moment, invités à venir s'installer par notre évêque Barthélémy une dizaine d'années environ après les Templiers.

Un octogone du XIIe siècle

Les façades sont très sobres, rehaussées seulement par de petites têtes sculptées sur une corniche. La chapelle se compose de 3 parties : le porche rectangulaire, la rotonde à 8 côtés coupés et l'abside circulaire.

Vous aurez peut-être reconnu le plan du monument... On a là la même organisation que dans l’octogone de Montmorillon ou la chapelle templière de Metz, tous conçus d'après le Saint-Sépulchre de Jérusalem, la « maison-mère » de nos chevaliers !

A l'intérieur, venez voir : quelques commandeurs de l'ordre de Saint-Jean sont enterrés là, on peut encore voir leurs pierres tombales : « Ici repose Jacques de Haute Avesnes, jadis commandeur de Puisieux, qui trépassa en l'an de grâce 1335, le dimanche après la Saint-Martin en hiver. Priez pour son âme. », dit l'une d'elle. Une autre indique seulement un nom : « Pierre Spifaine ».


Et encore !