Petite histoire de la basilique Notre-Dame-du-Roncier

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L'entrée - ©B25es / CC-BY-SA L'entrée - ©B25es / CC-BY-SA
Basilique Notre-Dame-du-Roncier de Josselin Basilique Olivier de Clisson Miracle Pèlerinage

Pourquoi Roncier ? Parce que la légende veut qu'il y a bien longtemps, un paysan découvre en plein hiver une ronce couverte de petites feuilles vertes. Dessous se cache une statue de la Vierge... miraculeuse, vous vous en doutez... Ni une, ni deux, un flot de pèlerins accourent, les dons affluent, et on décide de construire une chapelle digne de ce nom pour abriter la statue ! Aah, la légende est si jolie... mais pas vérifiable !

En fait, l'église primitive doit sa fondation au vicomte de Rohan Guéthenoc au début du XIe siècle : notre seigneur vient juste d'élever la forteresse sur l'Oust à la même époque. On désigne alors l'église comme Notre-Dame du Château ou déjà, Notre-Dame de Jocelyn... Josselin, le fils de notre Guéthenoc, qui donnera son nom à la cité ! Elle dépend alors de l'évêché de Saint-Malo. Et oui ! Car au-delà de la rivière Oust, à plusieurs dizaines de kilomètres se trouve le département de l'Ille-et-Vilaine...

Le connétable Olivier de Clisson y fait élever sa chapelle privée en 1370 pour y être enterré avec sa seconde femme, Marguerite de Rohan et par la même occasion, on reconstruit la nef. Cette chapelle Sainte-Marguerite abrite encore aujourd'hui leurs gisants, très abimés à la Révolution, restaurés au XIXe siècle.

Le grand chantier de restauration entrepris il y a 2 siècles a permis de définir plusieurs campagnes de travaux : celle du XIIe siècle, dont il reste quelques vestiges romans comme une petite fenêtre en plein cintre ; celle du XIIIe siècle, où le chœur et le transept sont voûtés ; au XVIe siècle, on construit une tour sur le bas-côté nord pour y mettre le trésor, tour qui s'écroule en partie au tout début du XVIIIe siècle et qu'on reconstruit peu après. Au fait ! Petite anecdote...

Notre basilique gothique reste célèbre pour son pardon des « aboyeuses », en septembre, depuis qu'en 1728 3 enfants souffrant d'épilepsie avaient mystérieusement guéri... Le mal ne touchait presque que des femmes, qui en pleine crise, se mettaient à aboyer...


Et encore !