Petite histoire de l'abbaye royale de Saint-Jean-d'Angély

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L'abbaye - ©rosier / CC-BY-SA L'abbaye - ©rosier / CC-BY-SA
Abbaye royale de Saint-Jean-d'Angély Abbaye Bénédictin

De l'abbaye d'origine, fondée au IXe siècle, pillée par les Vikings et les Normands, il ne reste plus rien. A la base, l'abbaye abritait la relique du chef de saint Jean-Baptiste, rapportée, dit la tradition, par le roi d'Aquitaine Pépin. Détruite, donc, au IXe siècle, on la reconstruit en 942. Dès lors, Angeriacum (ancien nom de la ville) prend de l'importance grâce à son abbaye florissante et ses reliques, devenant une étape importante sur la route de Compostelle. Elle entre en 1018 dans l'ordre de Cluny. Au XIVe siècle, on la reconstruit dans le style gothique avant que les guerres de Religion ne la ruinent.

L'édification de l'abbaye actuelle date donc du XVIIe siècle : commencée en 1622, de style classique, seuls restent aujourd'hui le dortoir et l'infirmerie construits entre 1667 et 1672, le cloître de 1644 ayant été détruit. Construite entre 1608 et 1615, l'église Saint-Jean se reconnaît entre mille grâce à ses deux tours de 35 mètres de haut, élevées entre 1751 et 1756 sur les bases de l'abbatiale du XIIe siècle... puis laissées dans un état inachevé. A la Révolution, l'une d'elle sert de prison !


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