Petite histoire de l'abbaye de Meymac

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Vue d'ensemble - ©Kärjens Slædebjørg / CC-BY-SA Vue d'ensemble - ©Kärjens Slædebjørg / CC-BY-SA
Abbaye Saint-André de Meymac Abbaye Bénédictin

La fondation


Dédiée à saint André, notre abbaye voit le jour en 1085, sur les restes d'une vieille église dédiée à Notre-Dame. Tout ça grâce au vicomte de Comborn, Archambaud III. [up]Il faut dire qu'Archambaud, qui détenait alors le fief, est un seigneur très cruel : par le passé, le monsieur a embroché une dizaine de moines dans le cloître de Tulle ! Pour expier son crime, il fallait au moins fonder une abbaye ![/up] Donnée au monastère d'Uzerche à la fin du XIe siècle, le nouveau prieuré prospère rapidement et un petit bourg fourmillant d'activité vient s'accoler contre lui. L'abbé érige bientôt le modeste monastère en abbaye vers le XIIIe siècle. Hola ! C'est que les moines d'Uzerche ne sont pas contents, et tentent même de s'y opposer ! En vain...

Une histoire en marche


Après bien des histoires, Meymac prendra son indépendance ! Le bourg continue de se développer, se dote de remparts, devenant une des villes principales de la vicomté de Ventadour. L'église devenant trop petite, on la reconstruit. Mais à partir du XIVe siècle et pendant les siècles qui suivent, les catastrophes s’enchaînent : le monastère est pillé, les bâtiments conventuels brûlés par les troupes anglaises, la peste surprend le bourg, les abbés commendataires pillant à leur façon l'abbaye en percevant presque tout son revenu... D'abord soumis à la règle bénédictine, Meymac se rallie à l'ordre de Cluny en 1662 puis à la congrégation de Saint-Maur 7 ans plus tard.

Une église et ses trésors


Enfin, on peut tout reconstruire et l’abbaye dès lors se porte mieux. L'église dédiée à saint Léger, en forme de croix, se compose d'une nef unique et d'un transept flanqué de 3 absides. Regardez bien, elle a un plan bien inhabituel ! Axe dévié, bras du transept de longueurs différentes, travées de la nef de dimensions inégales... Son beau clocher-porche attire aussi tous les regards... Tout comme l'étonnante Vierge noire du XIIe siècle avec l'enfant Jésus sur son genou, sur le côté de la nef.


Et encore !