Petite histoire de l'abbaye d'Ourscamp

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L'infirmerie - ©Fifistorien / CC-BY-SA L'infirmerie - ©Fifistorien / CC-BY-SA
Abbaye Notre-Dame d'Ourscamp Abbaye Cistercien

La fondation


En tout cas, une chose est sûre : l'abbaye a vu le jour en 1229 grâce à l'évêque de Noyon Simon de Vermandois ; il y fait venir des moines cisterciens de l'abbaye de Clairvaux, et celle qu'on appelle très tôt « jeune abbaye d'Ourscamp » connaît une expansion très rapide et les donations s'accumulent. [up]Il faut dire aussi que notre abbaye possédait la relique de sainte Anne, ramenée de Constantinople par les Croisés au XIIIe siècle, ce qui lui valut quantité de pèlerinages ![/up] Bref... On agrandit l'église (celle dont on voit les restes aujourd'hui) dès 1201 qu'on dédie à Notre-Dame : ses travaux s’achèvent une cinquantaine d'années plus tard.

L'histoire en marche


Tombée en commende au XVIe siècle (c'est-à-dire dans les mains d'un abbé qui prélève plus du tiers des revenus de l'abbaye), Ourscamp compte quelques abbés illustres, comme Mazarin ou le cardinal de Guise Louis de Lorraine, de la célèbre famille des Guise. A la fin du XVIIIe siècle, le prieur dom Lagot, fait reconstruire les bâtiments : la grille d'honneur (1784) et le logis abbatial. Vendu comme bien national en 1792, l'abbaye se transforme d'abord en hôpital militaire, puis en filature de coton.

Vous imaginez les dégâts... Des bâtiments ont pourtant échappé à la destruction : là, les ruines de l'ancienne église abbatiale, avec son chœur de style gothique (XIIIe siècle) et son déambulatoire flanqué de 5 chapelles rayonnantes. Ici, l'ancienne et très belle salle capitulaire appelée « salle des morts » car elle faisait autrefois office d'infirmerie.


Et encore !