Odile, du haut de son mont, voit la fin du monde

Vinaigrette 0
Statue d'Odile au mont - ©Ralph Hammann / CC-BY-SA Statue d'Odile au mont - ©Ralph Hammann / CC-BY-SA
Mont Sainte-Odile Abbaye Prémontrés

Aaargh, c'est une fille !

Culminant à 763 m, en plein cœur des Vosges, seule, isolée : voilà Sainte-Odile. On doit la fondation du premier couvent au duc d'Alsace Etichon, au VIIe s. Sa fille Odile, toute première abbesse, devient à sa mort en 720 l'objet d'une ferveur telle, que la sainte devient plus tard patronne de l'Alsace...

Odile, abbesse, prophétesse, vous connaissez ? La pauvre petite naît aveugle. Et c'est une fille ! Raaah, tout pour énerver son père, le puissant duc Etichon. On la fait élever par des religieuses et la voilà qui recouvre la vue le jour de son baptême, à l'âge de 13 ans. Croyant le courroux paternel passé, son frère Hugon l'invite quelques jours au château familial. Le père l'apprend... et tue froidement le fiston !

Le temps passe... Adalric, blanchi et décrépi, attend la mort. Mais pour ne pas connaître les flammes de l'enfer et les remords éternels, il décide de donner un de ses châteaux à sa fille (celui d'Hohenbourg), histoire qu'elle y construise une abbaye pour prier l'âme de son daron...

De troublantes prophéties

Mais savez-vous qu'Odile aurait fait d'étranges prédictions ? Une prophétie terrible qui annoncerait avec précision la Seconde Guerre Mondiale ?

« Ecoute, écoute, ô frère. J'ai vu la terreur des forêts et des montagnes. L'épouvante a glacé les peuples. Il est venu le temps où la Germanie sera appelée la nation la plus belliqueuse de la terre. Elle est arrivée l'époque où surgira de son sein le guerrier qui entreprendra la guerre du monde et que les peuples en armes appelleront l'antéchrist, celui qui sera maudit par les mères pleurant, comme Rachel, leurs enfants et ne voulant pas être consolées... »

Dites donc, c'est carrément plus fort que Nostradamus, ça ! Malheureusement... Odile n'a jamais écrit un tel texte ! Il daterait du début du XXe s, rédigé exprès pour galvaniser les troupes. Dommage !


Et encore !