Notre-Dame-du-Paradis : cochon de pierre et épidémie de peste

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La flèche - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA La flèche - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA
Eglise Notre-Dame-du-Paradis Eglise paroissiale Epidémie

Une église majestueuse

Qu'elle est belle, cette église avec son nom divin au possible... Imposante, aussi, avec sa gigantesque tour-clocher du XVIe siècle surmontée de sa flèche de 65 m de haut ! Majestueuse, bien sûr, avec son beau et haut porche gothique flamboyant.

Etonnante, avec ses gargouilles animales dont... un cochon ?! Oh, moi je dis ça hein, mais on peut voir toutes les bestioles qu'on veut...

Achevée en 1530 dans le style gothique flamboyant, l’actuelle Notre-Dame-du-Paradis a fait place à une église bien plus ancienne, du XIIe siècle. A l'intérieur, qu'est-ce qu'on voit ? Les orgues du milieu du XVIIe siècle, les plus anciennes du département ; les vitraux réalisés entre 1955 et 1965 par Max Ingrand.

Souvenir de la peste d'Hennebont

Vous la voyez, cette statue, cette Vierge dorée ? Elle a bien des fois sauvé la cité bretonne ! Notamment en 1699, lors d'une épidémie de peste particulièrement virulente. Le maire d'Hennebont, Haycinthe Cornic, vient avec les habitants déposer les clefs de la ville aux pieds de la statue de la Vierge. Dernier geste d'espoir...

Ils lui font la promesse d'une statue en argent si la peste s'arrêtait. Et le lendemain, plus un malade dans la ville ! Qui l'eut cru... Du coup le premier jour d’octobre 1700, 4 vieux magistrats d'Hennebont portent une belle statue en argent sur l'autel de l'église. Eh, chose promise, chose due !

Malheureusement, on l'a fondue à la Révolution. Une autre (moins belle diront certains) l'a remplacée. On l'a couronnée en 1900. On organise un pardon le tout dernier dimanche de septembre en son honneur ! Un tableau à l'intérieur de l'église rappelle le vœu de la ville de 1699 : on le doit à Henri-François Mulard (1804).


Et encore !