Meurtre atroce à Sévérac-le-Château

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L. d'Arpajon - ©Austrian National Library (ÖNB) / Public domain L. d'Arpajon - ©Austrian National Library (ÖNB) / Public domain
Cité médiévale de Sévérac-le-Château Cité médiévale Destin tragique Homicide

Une petite cité médiévale


Autrefois entièrement fortifiée, la petite cité de Séverac s'est construite sur les flancs d'une colline isolée. Dominée par les ruines de son château, elle a gardé intacts ses ruelles, ses passages voûtés plein de charme, ses vieilles maisons des XVe et XVIe s avec leurs tourelles à encorbellement... De la terrasse du château, waouh ! Une vue imprenable sur les Cévennes s'offre à nous. Au nord se trouvent les bâtiments les plus vieux (XIVe s), au sud la façade Renaissance. Une vraie forteresse, qui a servi de refuge aux cathares au XIIIe s, en pleine croisade des Albigeois. Un véritable bastion protestant aussi, pendant les guerres de Religion, où la cité se retrouve assiégée de nombreuses fois.

Les Séverac


La baronnie de Séverac, l'une des plus vieilles de France (et des plus puissantes), compte quelques pointures : Amaury de Séverac, d'abord, seigneur de Séverac en 1416. Chambellan du dauphin futur Charles VII, il devient ensuite maréchal de France mais on l'assassine en 1427 au château de Gages près de Rodez. Comme il n'a pas d'enfants, sa branche s'éteint... voilà Louis d'Arpajon, ensuite, un grand guerrier qui obtient en 1637 le titre de général des armées. C'est lui qui fait élever la façade Renaissance du château. Une légende locale en raconte des belles, sur cet Arpajon...

Un meurtre atroce


Arpajon s'installe dès 1663 à Séverac avec sa très jolie femme, Gloriande de Thémines. Celle-ci y organise des fêtes somptueuses où se retrouve tout le gratin de la région. Mais sa belle-mère, ancienne huguenote convertie, la déteste, elle et ses fêtes pleines de frivolités ! Elle parvient à persuader Louis que sa moitié lui fait des infidélités et pire, que son enfant n'est pas de lui.

Hors de lui, Louis provoque le soi-disant rival en duel et fait enfermer sa femme, qui ne pourra sortir que le jour du pèlerinage à Notre-Dame de Ceignac. Ce jour-là, alors qu'elle se rend à la petite église, les hommes de son mari fondent sur elle et lui font subir un calvaire, lui tailladant les poignets et les chevilles. La pauvre, ramenée au château, mourra officiellement d'une crise cardiaque...


Et encore !