Les trésors de l'église Saint-Pierre de Bommiers

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Les stalles - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA Les stalles - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA
Eglise Saint-Pierre de Bommiers Eglise paroissiale

Les stalles

On en compte 45, elles viennent de l'ancien couvent des Minimes fondé par Jacques de La Trémoille, le seigneur de Bommiers : un couvent autrefois situé non loin du bourg... On les date du début du XVIe s.

Sur une des stalles, on reconnaît le blason de La Trémoille avec ses petits aigles mais aussi celui des Chabannes, la famille de sa femme Avoye : oui, ces stalles ont été offertes par le couple à l'occasion de leur mariage en 1511 !

On s'attend à trouver comme souvent dans les stalles des petits personnages montrant leurs derrières, des bestioles bizarres, des scènes profanes... mais non ! Ils sont très sérieux, ces petits clercs qui lisent et ces visages impassibles...

N'hésitez pas à vous approcher pour profiter de tous les détails ! Chaque portion de siège est séparée par un accotoir avec dessus de petits personnages : des moines lisant un livre, des anges tenant les instruments de la Passion, comme une croix, une lance, une éponge...

Sur les miséricordes, on a des têtes grimaçantes, des animaux ou des objets de la vie quotidienne, même une fleur de lys.

Une miséricorde ? C'est la partie de la stalle qui permet, en position debout, de se reposer même quand le siège est relevé, quand la messe se faisait trop longue...

On dit qu'on les réservait aux vieux moines où aux malades, d'où leur nom de miséricorde : bah oui quoi, ayons un peu pitié de la misère des autres et tentons de la soulager ! Les sculpteurs ne manquaient jamais de décorer cette partie...

Au bout des stalles, on a des panneaux décorés des scènes suivantes : la Tentation, Samson qui frappe un Philistin avec la mâchoire d'un âne, Samson contre le lion, David combattant Goliath.

On reconnaît les stalles réservées au commun des mortels et les trois plus hautes et plus ouvragées, réservées aux seigneurs, les « bancs d’œuvre seigneuriaux ».

Les chapiteaux

Ils datent du XIIe s. En plus des traditionnels décors de feuillages, de lions aux angles des chapiteaux, on a deux belles scènes qui se font face.

Le Christ qui remet les clés à saint Pierre, avec saint Paul qui tient un rouleau et le sacrifice d'Abraham avec l'ange qui s'interpose pour arrêter le geste d'Abraham qui va immoler Isaac.

Si vous regardez bien, vous verrez quelque chose de différent dans ces chapiteaux... Oui, les yeux ! Le sculpteur a mis des billes de plomb dans les yeux des personnages, ce qui leur fait une pupille toute noire et un regard plus pénétrant !


Et encore !