Les trésors de la visite d'Azay-le-Ferron

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Le château - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA Le château - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA
Château d'Azay-le-Ferron Château

Cacao le loup


On a aimé l'histoire étonnante de Cacao, un loup apprivoisé qui se tient à sa place préférée, le haut de l'escalier qui mène à la porte de la chambre de son maître, monsieur Luzarche. Sa mère avait été tué lors d'une battue et le châtelain l'avait recueilli tout petit et intégré parmi les chiens de sa meute. Il devient aveugle à la fin de sa vie et meurt noyé dans un des bassins du parc du château, à l'âge de 12 ans... Le testament de son maître stipule qu'il soit naturalisé et qu'il reste devant sa porte pour toujours...

15 bois différents


Le salon de style Restauration et son superbe parquet marqueté en rosace, fait de 15 essences de bois ! Il provient d'un hôtel particulier de Versailles (78) et date du début du XIXe s.

Un peintre voyageur !


Le peintre Louis-François Cassas, dont une pièce est consacrée à son œuvre étonnante. Il naît dans les communs du château en 1756 avec pour parrain le châtelain d'Azay, le marquis de Gallifet. Son père est l'ingénieur géomètre du marquis. Louis devient peintre et dessinateur d’architectures et de paysages. Avec son protecteur le duc de Rohan-Chabot, il part en Italie entre 1779 et 1783 puis à Constantinople en 1784 avec le comte de Choiseul-Gouffier. De là, il part visiter la Syrie, la Palestine, Chypre, l'Egypte. Il en ramène des dessins exceptionnels ! C'est en 1956 qu'ouvre cette salle consacrée à ce peintre méconnu, grâce au conservateur des musées de Tours de l'époque...

Une bibliothèque tendue d'or


La bibliothèque et sa magnifique et très rare tapisserie des Flandres en fils de soie et d'or, d'après un carton de Van Orlais, du XVIe s. Elle représente l’enlèvement des Sabines. On apprend qu'il faut une année de travail pour réaliser... 2 m2 de tapisserie !

Courtois, m'sieur le châtelain !


Dans la chambre de style Louis Philippe, on aime la « porte de courtoisie » pour que M. Luzarche puisse rejoindre Mme dans sa chambre à toute heure... Coquin, va !

Un bleu trop bleu !


Le grand salon avec son superbe plafond décoré. Jamais restauré, il étonne par l'intensité de ses couleurs. On a confié au XXe s une partie du plafond qui menaçait de tomber à un atelier de restauration. Ledit atelier en a profité pour refaire la peinture, d'un beau bleu pétant... trop pétant ! Les propriétaires ont demandé à ce que la peinture soit patinée pour que l'élément en bois réintègre son décor d'origine... Il provient du même hôtel versaillais que le parquet à rosace, sauf que ce plafond date du début du XVIIe s.


Et encore !