Les trésors de la collégiale Saint-Sylvain de Levroux

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Portail au fer-à-cheval - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA Portail au fer-à-cheval - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA
Collégiale Saint-Sylvain de Levroux Collégiale

Les portails

D'abord, voilà le portail gothique, avec ses sculptures (Résurrection et Jugement dernier) décapitées pendant les guerres de Religion.

Le fer à cheval sur une des portes, vous le voyez ? Il rappelle que l'église a été transformée en atelier de maréchal-ferrant à la Révolution ! Le portail roman, ensuite, bien élégant avec ses petites têtes humaines et animales.

Les orgues

Elles datent de la fin du XVe siècle, elles font partie des trois plus vieilles orgues de France ! Le facteur d'orgues Guillaume Saffrey les réalise en 1502. En 1608, Jacques Senault refait les orgues, encore agrandies en 1646 puis en 1700.

Seul le buffet (classé aux Monuments historiques) est donc d'époque, car en 1850, la voûte s'effondre sur les orgues, qu'il faut entièrement refaire. C'était un orgue Merklin, démonté et vendu en 1972, remplacé en 1977 par celui de Jean-Loup Boisseau.

Le panneau de l'église nous dit : « En 1977, c'était la première fois qu'on reconstruisait en France un instrument neuf dans l'esprit des orgues qui firent la renommée de l'école française des XVIIe et XVIIIe siècles. »

La chapelle de Jean Cœur

La chapelle de la Vierge a été commandée par le fils de Jacques Cœur, Jean, chanoine de Levroux puis archevêque de Bourges. On voit donc son blason en bas à gauche du vitrail réalisé par l'atelier tourangeau Florence en 1894.

Les stalles

A remarquer, les miséricordes ! Regardez : un homme montre ses fesses, un autre se gratte le postérieur, un encore tire la langue...

Tout ça représente les vices et les vertus. Les stalles ont été offertes soit par Jean Cœur soit par le prieur Thibaut de La Tour, qui fait partie de la famille des seigneurs de Levroux.

Elles datent en tout cas de la fin du XVe siècle et, on peut le voir, elles ont été très légèrement restaurées au tout début du XXe siècle.

Le banc du bourreau

Surprise ! Ce banc en chêne, avec sa croix rouge peinte, indique la place du bourreau G. Lys, en 1757 !

Les statues

Dans la chapelle des fonts baptismaux, à l'entrée, se trouvent... des lions ! En fait, des gargouilles du XVe siècle en pierre, retrouvées cachées dans les combles de la nef... Derrière, une très rare Trinité en bois polychrome de la toute fin du XVe siècle, classée Monuments historiques.

On voit Dieu avec sa tiare, qui tient son fils crucifié et entre eux deux le Saint Esprit. Une image très répandue à l'époque gothique mais interdite par le Concile de Trente car considérée comme une image erronée de la Trinité. C'est donc une statue très rare en France !

A côté, la Vierge et saint Jean en hêtre polychrome du XVIIe siècle, provenant de l'ancienne église Saint-Phalier de Levroux. Plus loin, une statue de saint Jacques en bois polychrome du XVIIe siècle, classée Monuments historiques.


Et encore !