Les horribles tortures de Léger

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Vie de Léger - ©Ralph Hammann / CC-BY-SA Vie de Léger - ©Ralph Hammann / CC-BY-SA
Eglise Saint-Léger de Guebwiller Eglise paroissiale Martyr

Léger ? Léodégar, plutôt, de son nom germain ! Oui, car Léger est né Teuton. Celui qui sera évêque de la ville d'Autun naît dans une famille noble des bords du Rhin au tout début du VIIe s.

Léger a de qui tenir, oulà : on a là le fils de Bodilon von Thurgau et de sainte Sigarde. Sa nièce, Berswinde, épousera le duc alsacien Etichon. Leur fille, à ces deux-là, on la connaît : ce sera la célèbre sainte Odile, patronne de l'Alsace ! Ouh, que le monde est petit... Du coup, on le vénère à Poitiers (ses reliques s'y trouvent), à Autun (il dirige longtemps l’évêché là-bas), en Picardie (il y a subi le martyr), mais surtout bien sûr en Alsace ! Après tout, sa cousine, Odile, y dirige le monastère du même nom, sur son mont... Même la grande abbaye de Murbach porte son nom.

Ce pauvre Léger connaîtra une fin horrible, massacré par un vilain seigneur de Neustrie, Ebroin : les pieds déchiquetés par des lames tranchantes, les lèvres tailladées, le visage entaillé, la langue tranchée, les yeux crevés... Il finit éclopé, aveugle, muet, défiguré, vivant ainsi plusieurs années avant que ce saligaud d'Ebroin ne le retrouve et ne finisse par le mettre (vraiment) à mort. On ne rigolait pas, à l'époque !


Et encore !