Les grottes de Meschers et la légende de Matata

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Charlotte et les os de son page - ©Jack ma / CC-BY-SA Charlotte et les os de son page - ©Jack ma / CC-BY-SA
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La belle empoisonneuse

On ne sait pas d'où vient le nom bizarre de Matata. Alors, pour l'expliquer, on a inventé une légende, au début du XXe siècle. Inspirée de faits réels, mais quand même assez romancée... La voici.

Nous sommes en 1588, Henri Ier de Bourbon-Condé, qui possède le château Bardon à Meschers, meurt brutalement. Trop soudaine, cette mort... Du coup, la rumeur enfle : on parle déjà d'empoisonnement ! Qui a bien pu faire une chose pareille ? Qui ?!

Tous les regards se portent bientôt sur sa moitié, Charlotte de Trémoille. Ca y est, voilà la coupable toute trouvée ! On l'emprisonne 6 ans pour avoir commandité le meurtre. Commandité, car elle n'a pas agi seul... non, une autre main a frappé : son complice, car elle en avait un ! Un certain Permilhac de Belcastel... on dit même qu'ils sont amants !

Matata emmuré

Du coup, l'homme doit s'enfuir pour échapper à la prison. Il trouve refuge dans les grottes de Meschers. Combien de temps resta-t-il, seul là dedans, avec comme seuls compagnons le ressac de la mer et le cri des oiseaux marins ? On ne sait pas.

Mais un jour, alors que quelqu'un, intrigué, lui demande son nom, il répond matuta, le « matin », la belle aurore.

On surnomme alors l'homme Matata, qui sûrement devenu un peu fou avec le temps, faisait peur aux habitants. On le croisait, parfois, qui errait près des grottes, l’œil vide... Pris de panique (car on ne savait pas ce qu'il manigançait dans sa grotte), les gens l'emmurent vivant...

Charlotte, elle, pendant ses 6 années d'enfermement, a donné naissance à un fils, Henri II... qu'on dit illégitime ! Elle sera finalement libérée puis réhabilitée.


Et encore !