Les cuves de Sassenage, le repaire de la fée Mélusine

Vinaigrette 0
Une cuve - ©Christophe Delaere / CC-BY Une cuve - ©Christophe Delaere / CC-BY
Cuves de Sassenage Cavité naturelle Légende

Sassenage : des grottes, un torrent

Les cuves de Sassenage sont des grottes formées il y a 1,5 millions d’années et modelées par une rivière souterraine : le Germe. Le torrent Furon, affluent de la rivière Isère qui prend sa source dans la commune de Lans-en-Vercors, forme une résurgence à la sortie des cuves.

Et puis, vous savez quoi ? On se trouve ici dans un site mythique, rien que ça : les cuves font partie des « 7 merveilles du Dauphiné » avec le mont Aiguille, la fontaine ardente, la tour sans Venin, les grottes de la Balme, le pont Lesdiguières et la Pierre percée !

Mélusine : une fée à Sassenage !

Des marmites clairvoyantes

A Sassenage, on visite son château mais aussi ses belles gorges où coule le torrent du Furon avant d’arriver dans l’Isère. On a là des grottes, les fameuses cuves, des « marmites de géants » comme on les appelle parfois. Marmites de quoi ?! Ben, à Sassenage, ce sont deux gros ronds creusés dans le sol.

Et d’habitude, ces cuves sont sèches... La tradition dit que l’eau apparaît chaque année le jour de l’Epiphanie et pouf, disparaît le lendemain. En fonction de la quantité d’eau qu’on trouve dans les cuves, on pouvait dire si l’année allait être bonne ou pas, surtout pour les récoltes

Oui, une cuve prédisait pour la vigne, l’autre pour les céréales. Ben pratique ! Et c’est dans ces cuves qu’on retrouve la célèbre fée Mélusine, qu’on a quittée au château de Sassenage...

La femme-serpent

Mais, la revoilou, la fée Mélusine ! Dites donc, c’était pas une histoire du Poitou (Lusignan), à la base ? Si, mais comme elle a été popularisée au XIVe siècle par le bouquin de Jehan d’Arras, on la retrouve un peu partout, comme ici en Isère.

Il faut dire que les seigneurs du château de Sassenage se disait les descendants directs de la fée... rien que ça ! La belle Mélusine, donc (l’épouse du comte de Poitou Raymondin), se changeait tous les samedis en femme dotée d’un vilain corps de serpent. Yeurk !

Elle lui avait défendu de venir la voir, ce jour-là. In-ter-dit, compris ?! Sauf que le Raymondin finit par trouver ça bizarre... Ne tenant plus, il pose un jour son œil sur la serrure de la porte de la pièce où sa femme s’enferme... et découvre le pot aux roses.

Mélusine fait trempette dans ses cuves

Surprise, Mélusine s’envole de la fenêtre du château en hurlant, pour ne plus jamais revenir... et part s’installer dans la grotte. Boh, elle s’accommode bien, là-bas : elle fait trempette tous les jours dans les cuves et y meurt non sans avoir donné aux eaux de la grotte un grand pouvoir, celui de prédire le faste ou le néfaste.

En parlant de Mélusine, vous savez quoi ? On trouverait dans le lit du Furon des « pierres ophtalmiques », dites « larmes de Mélusine » : des cailloux qui guérissent les yeux irrités...

La visite des cuves

On accède aux cuves par un petit chemin longeant la gorge (20 min de grimpette), sur les contreforts du parc du Vercors. A l'intérieur, brrr : la p'tite laine est de rigueur (12°C toute l'année) ! La visite dure 1 heure, des parcours ludiques et des visites thématiques sont organisés tous les ans.


Et encore !