Les Cascavéous de La Barben, les grelots de la colère

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Le château - ©Georges Seguin (Okki) / CC-BY-SA Le château - ©Georges Seguin (Okki) / CC-BY-SA
Château de La Barben Château Révolte Siège

Y'en a marre !

Nous voilà en 1630, à Aix-en-Provence. La situation n'est pas vraiment au beau fixe... La peste a décimé une partie de la population, la famine guette, et voilà qu'on en rajoute une couche !

On ? Le roi, Richelieu... qui décident de promulguer un édit sur la collecte des impôts qui pourrait bien faire mal aux fesses des Aixois... L'inflation guette. Et ça, par les temps qui courent, c'est juste im-po-ssible !

Alors, les Aixois se révoltent. Jusqu'à ce qu'une petite troupe (2 000 hommes quand même) menée par un seigneur du coin apprend que ce môssieur de Forbin avait quitté son châtiau de La Barben pour se rallier aux armées du roi, envoyées calmer les révoltés.

Manquait plus que ça ! Y va voir, le Forbin. Ils filent droit au château... et l'assiègent ! On appellera cette révolte la révolte des Cascavéous, « grelots » en provençal : tout ça parce que les insurgés portaient des vêtements brodés de petits grelots...

Du bois du mont Liban

Le siège a été vigoureux : on va jusqu'à cramer les bois alentours, et on voit encore les traces des balles dans les murs du château ! Forbin, lui, avait eu le temps de planquer ses objets précieux, vous pensez !

Retour au calme : le Parlement d'Aix ordonne aux Aixois de venir réparer le château de La Barben. Sirez dit dans son Répertoire que rien que les bois pour les poutres leur coûtèrent une petite somme... autant que si on les avait fait venir du mont Liban, dit-il !


Et encore !