Le retable de la Passion, le petit bijou d'Ambierle

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Retable d'Ambierle - ©D Villafruela / CC-BY-SA Retable d'Ambierle - ©D Villafruela / CC-BY-SA
Prieuré Saint-Martin d'Ambierle Prieuré Bénédictin

Le retable doré

Vous savez quoi ? Ambierle possède un trésor ! Son retable flamand de la Passion, légué en 1476 par Michel de Chaugy, chambellan du duc de Bourgogne Philippe le Bon. Il se compose de 3 panneaux de bois sculpté en ronde bosse recouverts par 6 volets peints sur les 2 faces. L'ensemble a été doré et les statues portent des traces de polychromies.

Bien sûr, on a représenté les donateurs sur les volets : à droite, Michel de Chaugy et sa femme Laurette de Jaucourt. A gauche, le père de Michel, Jean, et sa femme Guillemette de Montagu. Deux anges portent leurs blasons « d'or à deux lions léopardés de sable ». On a des scènes représentant la trahison de Judas et le couronnement d'épines ; ensuite, la descente de Croix, la mise au tombeau et la Résurrection.

D'Ambierle au Louvre ?

Mais le retable a longtemps été oublié, brûlé par les cierges, laissé dans un endroit trop humide... Au XIXe siècle, on décide devant l'état catastrophique du chef-d'œuvre de l'envoyer en restauration dans les ateliers du Louvre, à Paris. Mais les habitants s'y opposent fermement ! Leur triptyque ne bougera pas...

On fait finalement appel à un artisan lyonnais, un certain monsieur Odier. La belle église abrite aussi une douzaine de très beaux vitraux du XVe siècle, dans le collatéral nord, comme ceux portant les armes de monsieur de Balzac, « d'azur à trois sautoirs d'or », réalisés entre 1470 et 1485.


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