Le projet mégalo de Napo ou comment faire de Paris la plus belle ville de l'univers

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L'arc - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA L'arc - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA
Arc de Triomphe Arc Napoléon Ier

D'après des notes de l'empereur Napoléon, le monument devait s'appeler arc de Marengo et on aurait dû le bâtir à la barrière d'Italie (actuelle place d'Italie). Quoi qu'il en soit, Napoléon, en février 1806, décide finalement la construction de son arc de triomphe à la gloire des armées françaises sur le site de la barrière de Chaillot. Lieu parfait, car à l'entendre dire, l'endroit est « joint par une promenade, les Champs-Elysées » et l'arc y « fermerait de la manière la plus majestueuse et la plus pittoresque le superbe point de vue que l'on a du château impérial des Tuileries ».

A la même époque, Napoléon fait construire l'arc du Carrousel. De proportions modestes afin de ne pas gêner la perspective des Tuileries, le monument n'a pourtant pas l'air de convenir à Napoléon, qui en veut un plus imposant, d'où la décision de faire élever l'arc de Triomphe. Il veut ainsi faire de Paris « la plus belle ville qui existât, la plus belle ville qui ait existé mais encore la plus belle ville qui puisse exister ». Rien que ça !

On construit l'arc à proprement parlé en pierre de Chateau-Landon (par mesure d'économie... oui, les carrières étant proche de Paris !) et les décorations en pierre de Chérence. Le poids de l'arc aura nécessité l'aménagement d'un sol factice de huit mètres de profondeur. Saviez-vous que lors du mariage de Napoléon avec Marie-Louise, en avril 1810, l'arc n'est pas terminé ? On fait passer le couple impérial sous une fausse arche faite d'une charpente recouverte de toile peinte de bas-reliefs (qui revient d'ailleurs très cher), tout ça pour ne durer qu'un jour et être aussitôt démolie ! C'est d'ailleurs la seule fois que Napoléon passe vivant sous l'arc. Il ne le traversa plus que dans son cercueil...


Et encore !