Le plafond peint du Plessis-Bourré : grivoiseries et femmes fidèles

Vinaigrette 0
La Bigorne - ©Public domain La Bigorne - ©Public domain
Château du Plessis-Bourré Château Château de la Loire Jean Bourré Légende

Chicheface et Bigorne

Hé oui ! De l'époque de la construction du château date la salle des Gardes, avec son plafond peint en grisaille. Des grisailles aux scènes plutôt curieuses, d'ailleurs, non ? Animaux fantastiques, proverbes, plaisanteries grivoises s'y mêlent. Avec ses 11 m de long sur 5 de large, voilà un plafond très curieux, bourré de références à l'alchimie !

On dit que c'est Jean Bourré lui-même qui a peint les scènes, 80 tableaux tous plus fabuleux les uns que les autres. A côté de ces scènes alchimiques, on a deux panneaux illustrant la légende de Chicheface. Chicheface ? Un monstre affamé, « maigre de corps et de face », car elle ne mange... que les femmes fidèles !

Elle en a trouvé une en 200 ans, c'est vous dire ! On trouve le pendant de la Chicheface au château de Villeneuve-Lembron (63) : la Bigorne. Ce monstre ne se nourrit que d'hommes soumis à leurs femmes : elle est donc très, très grosse... Peintures du Plessis et de Villeneuve datent de la même époque !

Tu me tords le col !

On dit que les peintures du Plessis représenteraient des gens et des faits réels. Pourquoi pas ! Vous en pensez quoi, vous ?

Le barbier novice qui s'exerce sur un client (« Sur barbe de fol L'on apprend à raser ») serait Olivier Le Daim, l'homme de main de Louis XI. Le rasé répond : « Barbier, beau compère Tu me tords le col Et ne me sais raser » La femme dévorée par Chicheface serait la femme de Jean Bourré, Marguerite de Feschal.


Et encore !