Le macaron d'Amiens et sa p'tite touche de fruit

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Macarons d'Amiens (maison) - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA Macarons d'Amiens (maison) - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA
Spécialité

Késako ?

A base d'amandes Valencias, de miel, de sucre, de blancs d’œufs et d'huile d'amande amère, on fabrique le macaron d'Amiens depuis le XVIe s. Ce qui le différencie des autres macarons régionaux, c'est sa petite touche de gelée de fruits (le plus souvent, l'abricot).

Celui d'Amiens est fabriqué par la maison Trogneux, installée sur la place de la cathédrale à Amiens depuis 1834 : pour vous donner une idée, 2 millions de ces petits gâteaux ont été vendus en 2011 ! En 1992, le macaron d'Amiens reçoit même le Grand prix de la meilleure spécialité régionale.

La petite histoire

« Pâtisserie de menu service et de petit four faite de sucre, de farine et d’amandes douces pilées, taillées en petit pain plat et de figure ronde ou ovale » nous dit Alexandre Dumas dans son Petit dictionnaire de cuisine. On a souvent fait dériver le nom « macaron » de l'italien macaroni, qui désigne une pâte de farine préparée avec du fromage.

Mais on trouve aussi quelquefois l'étymologie suivante : macaron viendrait du grec makar, heureux. Donc, macaron... le gâteau des heureux ! Les anciens grecs désignent d'ailleurs les grands banquets ou les festins sous le nom makaria ou makarôn.

En tout cas, au Moyen-Age, le macaron fait partie de ce qu'on appelle les « pâtisseries sèches ». Il vient d'Italie, on le dit venu en France avec Catherine de Médicis au XVIe s. On l'aime beaucoup à la Cour, comme on peut le voir dans le Petit dictionnaire de Dumas, qui parle de la recette des « macarons aux noisettes avelines » de « Madame, épouse de Monsieur, frère du roi ».


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