Le brigand Mandrin se planque à la Balme

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Mandrin - ©Leipzig University Library / Public domain Mandrin - ©Leipzig University Library / Public domain
Grottes de la Balme Cavité naturelle Criminalité financière Brigandage Louis Mandrin

Mandrin contrebandier

Une grotte, c’est pratique pour se planquer. Et ce n’est pas Mandrin, le célèbre bandit du XVIIIe s., qui vous dira le contraire ! Il transforme littéralement les grottes de la Balme en Q.G. !

Louis Mandrin naît dans une famille de merciers de Saint-Etienne-de-Geoirs (38) en 1724. Ca ne va pas en France à cette époque, la gabelle et les taxes pèsent trop lourd pour les plus pauvres des Français. Louis se fait « capitaine général des faux-sauniers et contrebandiers de France » et se constitue une petite bande parmi les gens révoltés du coin, dont il devient le chef.

Un Robin des bois

Tout comme Marion du Faouët en Bretagne, il se définit comme un bienfaiteur : pendant une dizaine d’années, il va écumer toute la région sur le dos de sa fidèle jument noire (il la ferrait à l’envers pour tromper la police partie à ses trousses), passant à chaque fois entre les mailles des gendarmes.

Il redistribue aux pauvres ce qu’il considérait comme le « trop perçu » des impôts, frappe de la fausse monnaie dans les coins les plus reculés... tiens, comme dans la grotte de la Balme, par exemple !

Comme la Marion du Faouët, on ne trouve pas une once de cruauté chez lui, il n’a jamais versé le sang. Et puis, il impressionne drôlement, dans la contrée : Louis est sacrément beau, châtain aux yeux gris, grand et costaud, avec une allure noble. C’est le Robin Hood made in Rhône-Alpes, comme l’a été le bandit Gaspard Besse en Provence...

Le chevalier de Mont-Joli comme l’appelait ces dames faisait un ravage chez elles. Ouais, jusqu’à ce qu’un jour, une de ces bonnes femmes le dénonce. Arrestation, puis exécution (roué vif, ouch) à Valence (26) en 1755. Louis avait seulement 30 ans...


Et encore !