La porte Dijeaux, Neptune et ses béliers

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Détail - ©Alain Muller / CC-BY-SA Détail - ©Alain Muller / CC-BY-SA
Porte Dijeaux Arc

Cherche porte pour nouvelle place


Mais nous voilà au XVIIIe siècle : nouveau tournant pour notre porte ! Le marquis de Tourny, intendant de Guyenne, est en train de changer entièrement la physionomie de Bordeaux : nouvelles places, nouvelles rues... On vient d'aménager la place Dauphine.

Pour la décorer, une porte serait du meilleur effet : oui, mais aussi pour cacher le défaut de l'axe qu'il existe entre les deux parties de la rue de la Porte-Dijeaux ! On doit donc démolir la vieille porte du XIVe siècle : l'architecte Portier se charge de la reconstruction d'une nouvelle porte en 1748. Le sculpteur Claude Francin, qui avait travaillé à la porte d'Aquitaine, s'occupe des décorations.

Béliers et fleurs de lis


Que représentent-elles ? Sur le fronton, on a les 3 fleurs de lis de la France flanquées d'une couronne et de la croix de l'ordre du Saint-Esprit. De part et d'autre, on voit des casques, des drapeaux, des ailes. En dessous, un lion appuyé sur un cartouche portant la date de 1748.

De l'autre côté de la porte, on a sur le fronton le blason de la ville flanqué d'une couronne, de tridents et de deux cornes d'abondance ; dessous, Neptune encadré entre deux têtes de béliers.

Avant sa restauration en 1864, deux petits guichets se trouvaient de chaque côté de la porte, supprimés car gênants pour la circulation.


Et encore !