La légende qui a donné naissance aux carrières d'ocre de Roussillon

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Roussillon - ©nadia & massimo / CC-BY Roussillon - ©nadia & massimo / CC-BY
Cité médiévale de Roussillon et ses carrières d'ocre Cité médiévale Légende

Roussillon la rouge et ses carrières d’ocre ! Une petite légende bien sympatoche (sanglante à souhait) explique l’origine de la présence de l’ocre, ici. Le fils de Nostradamus, Jean, en parle dans Vie des plus illustres poètes provençaux...

Le troubadour Guilhem de Cabestang devient l’amant de la dame Tricline Carbonnelle, épouse du seigneur de Roussillon Raymond de Seilhans. On connaît la chanson : le gros Raymond est bête, puant et méchant. Le troubadour, parfait, avec sa belle gueule... Tricline n’hésite pas longtemps.

Jusqu’au jour où Raymond découvre le pot aux roses et couic, tue le poète. Il lui taillade la poitrine pour en sortir son cœur, le ramène chez lui et le fait servir le soir même à sa femme...

« – Alors, c’est bon ? » lance-t-il à Tricline, goguenard.

« – Oh oui ! C'est la meilleure viande que j’ai jamais mangée ! »

« – Hé bien, figure-toi que tu viens de te rassasier du cœur de ton amant ! » rit le Raymond en lui montrant la tête coupée du godelureau.

Gloups. La belle manque de faire un malaise et souffle, toute tremblante :

« – Alors... ce sera la dernière viande que je mangerai. »

Et Tricline se tue avec son couteau... Une autre version dit qu’elle se jette dans le vide depuis le château dressé sur la motte castrale et que c’est comme ça que les falaises ont été éclaboussées de son sang et sont aujourd’hui ocre.

Et vous savez quoi ? Cette légende ressemble énormément à celle du Cœur mangé du château de Coucy... un thème ultra répandu au Moyen-Age. Vous connaissiez cette histoire, vous ?


Et encore !