La Bonne-Dame veille sur Argenton-sur-Creuse

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La montée - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA La montée - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA
Chapelle de la Bonne-Dame Chapelle Pèlerinage

Histoire d'une chapelle pas comme les autres

Quand Ursin vient prier

Tout commence au IIIe s. Saint Ursin, premier évêque de Bourges, vient souvent prier à Argenton dans un petit oratoire... à l'emplacement de notre actuelle chapelle. Ursin fait reconstruire l'oratoire. Plus tard, une forteresse se construit sur la montagne et l'oratoire devient chapelle castrale.

Au XIXe s...

Elle ne fera que se dégrader jusqu'à la toute fin du XIXe s... alors, l'abbé Moulin décide de la restaurer. L'architecte Trollier, de Saint-Gaultier (36) dessine les plans. La première pierre est posée en juin 1898...

La chapelle prend définitivement le nom de Bonne-Dame, après avoir porté ceux de Notre-Dame-du-Château (XVe s), Notre-Dame-des-Bancs (XVIe s) et Notre-Dame-des-Vignes.

La Vierge du XVe s

A l'intérieur, on vénère une statue de la Vierge du XVe s : elle a bien failli disparaître à la Révolution ! On devait la jeter dans la Creuse, attachée la corde au cou, mais une jeune habitante l'a intercepté et l'a caché chez elle le temps que le calme revienne...

La Bonne-Dame

La protectrice de la ville

La Bonne-Dame, à Argenton, c'est un peu comme la Bonne Mère de Marseille : une institution, LA protectrice de la ville ! Devenue si familière, car d'où on se trouve, on la voit, rayonnante, perchée tout là haut... Il faut dire qu'avec ses 6,50 m et ses 3 tonnes, elle ne passe pas inaperçue !

La statue, l'Enfant Jésus sur son bras gauche, étend son bras droit sur la ville, faisant écho à la phrase sur le portail : Posuerunt me custodem, « Ils m'ont placé là pour les protéger ».

Elle a tenu son rôle à cœur, la Vierge Marie : c'est elle qui notamment a sauvé les Argentonnais d'une épidémie de peste, en 1632. Grâce au vœu qu'ils ont fait de porter tous les ans un cierge à Marie, la peste a brusquement cessé...

Ho hisse !

La statue, réalisée en cuivre rouge doré à la feuille par la Société française d'ornements de Paris (avec une charpente intérieure en fer) est montée en juillet 1899 sur le clocher de la nouvelle chapelle.

Il faut imaginer son installation, traînée par des chevaux depuis la garde d'Argenton, jusqu'en haut de la colline ! Ils ont dû en baver, pour grimper la côte plutôt raide qui mène à la chapelle...

Un pèlerinage de malades a lieu tous les ans, le deuxième dimanche de septembre. L'occasion d'apercevoir à l'intérieur la petite statue de la Vierge du XVe s ! (sinon, une copie se trouve dans l'église Saint-Sauveur d'Argenton)


Et encore !