Ci-gît... Parpaille à Saint-Pierre d'Avignon

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La Cène, d'après De Vinci - ©GFreihalter / CC-BY-SA La Cène, d'après De Vinci - ©GFreihalter / CC-BY-SA
Eglise Saint-Pierre d'Avignon Eglise paroissiale Jean-Perrinet Parpaille

Où mettre Parpaille ?

On trouvait ici le tombeau de Perrinet Parpaille, le célèbre catho devenu protestant enragé et pillard. On avait autorisé sa famille à enterrer son corps ici, après son exécution en 1562. Mais il semble qu'une partie du tombeau a disparu.

Les restes, envolés ! Mais pas la partie principale, la plus belle... Car il reste ce fameux retable dit de Parpaille : le père de Perrinet le commande en 1524 à Imbert Boachon, le sculpteur de talent qu'on retrouve à Saint-Agricol d'Avignon avec son étonnant retable des Doni.

Il le commande en même temps que se construit à Saint-Pierre sa chapelle « de la Conception de la bienheureuse Vierge Marie ». A l'origine, donc, un simple retable, pas encore de tombeau.

La Cène

A quoi ressemble ce retable ? Regardez : on y voit représentée la Cène (d'après L. de Vinci) en bas-relief. Au-dessus, 3 statues dans leur niche :

• saint Pierre avec ses clefs
• saint André avec sa croix et un rouleau avec écrit dessus Suscipe discipulum
• saint Paul avec son épée.

Le chroniqueur Jean Morelli, au milieu du XVIe s, décrit le tombeau tel qu'il le voit : il mentionne bien nos 3 statues, la Cène, mais en plus fait état de 2 statues de chanoines gardant le transi (gisant en forme de squelette) de Parpaille, flanqué de ces vers :

Quisquis ades, tu morte cades, sta, respice, plora, Sum quod eris, modicum cineris, pro me, precor, ora.

Une fois traduit, ça donne :

« Qui que tu sois, arrête-toi, regarde, pleure. Je suis ce que tu seras, de la cendre. Prie pour moi, je t'en prie. »

Plus les armes des Parpaille, « d'argent au lion de gueules armé »...


Et encore !