Augustodonum et sa porte de l'Est

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Le temple et la porte - ©Velvet / CC-BY-SA Le temple et la porte - ©Velvet / CC-BY-SA
Porte Saint-André d'Autun Fortification Eugène Viollet-le-Duc

Autun, ses villas, ses remparts

Autun, on ne dirait pas, comme ça, a été du temps des romains une ville considérable : si ! A l’époque, Augustodonum devient la « sœur et émule de Rome », soror et emula Romae ! Théâtre, amphithéâtre, temples, villas, le tout entouré de puissants remparts de 6 km de long, flanqué d’une quarantaine de tours et percés de 4 portes.

De ces 4 portes, il nous reste la porte d'Arroux (au nord-ouest, vers Bourges) et la porte St-André (au nord-est, là où finissait la voie allant à Besançon). Cette dernière porte le nom d’une chapelle aménagée au Moyen-Age dans une des tours.

Son nom primitif était porta Lingonensis, « porte de Langres »... on comprend pourquoi vu que Langres est à l’Est et que notre porte pointe vers cette direction ! Elle se compose de deux arcades facilitant le passage des voitures et de deux plus petites pour les piétons, le tout surmonté d'une galerie de 10 arcades.

De la porte au temple

Stendhal écrit dans Ses mémoires d'un touriste :

« Cette porte est mieux conservée que l'autre (Arroux, ndlr). On ne conçoit pas comment des murs aussi minces ont pu résister à tant de siècles et à tant de Barbares. Il est encore plus singulier que les citoyens d'Autun n'aient pas détruit ces arcs de triomphes pour bâtir leurs maisons. »

Après le passage de Stendhal, on fait démonter et reconstruire l'arc par Viollet-le-Duc : le monsieur la défigure un peu trop vers 1845. Hé oui, la galerie et la voûte ont bien été « imaginées » par l’architecte... rien à voir avec le monument original ! Mais ça, c’est Viollet, partout où il passe... les pierres trépassent.

Autrefois deux petites tours rondes semi-circulaires l'encadraient. Une existe encore et abrite le temple protestant actuel de Saint-André. Un temple qu’on ne visite pas...


Et encore !