Au Bec, les moines italiens deviennent archevêques anglais

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Vue d'ensemble - ©Roland Brierre / CC-BY-SA Vue d'ensemble - ©Roland Brierre / CC-BY-SA
Abbaye Notre-Dame du Bec Abbaye Guillaume le Conquérant Bénédictin

Le Bec est fondé en 1039 par Hellouin, un seigneur normand d'origine danoise. Un peu lassé par les champs de bataille, notre chevalier s'y retire et en devient le premier abbé. Quelques années après l'arrivée des premiers moines, l'église est achevée puis consacrée en 1041. Mais notre Hellouin ne doit pas bien s'y prendre ! Son monastère, très pauvre, ne décolle pas ! Patience... C'est sans compter l'arrivée d'un moine italien, Lanfranc, qui s'installe au Bec et y vit en solitaire pendant plusieurs années. La réputation du saint homme se répand vite et richesses, terres et dons commencent à affluer de toute part. Oui, mais maintenant, il faut agrandir l'abbaye !

Celle-ci est devenue un des centres culturels et intellectuels les plus réputés du pays : Guillaume le Conquérant y prend même les moines les plus lettrés pour les placer en Angleterre, et donne en compensation des prieurés dans ce royaume aux moines du Bec ! Guillaume appellera d'ailleurs Lanfranc de l'autre côté de la Manche pour être sacré archevêque de Canterbury. Plus tard, un autre moine italien, Anselme, ne tarde pas à rejoindre l'abbaye. D'abord abbé du Bec, les choses s'enchaînent vite pour lui : abbé de l'abbaye Saint-Etienne de Caen, puis archevêque de Canterbury (lui aussi) en 1095.


Et encore !