3 choses à savoir sur les Chevaux de Marly de la Concorde

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Un des chevaux de Marly - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA Un des chevaux de Marly - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA
Place de la Concorde Rue Quartier Statue

Une arnaque monumentale, un ancien domaine royal, un Lyonnais taquin... tout ça, c'est l'histoire des Chevaux de Marly !

1 - L'arnaque aux chevaux

Le Guide de Paris mystérieux (éd Tchou) rapporte que dans les années 60, un escroc fait croire à un riche touriste américain qu’il était chargé de vendre les Chevaux de Marly, pour le compte de l’Etat Français. Il conclut le deal.

On voit l’Américain revenir quelques jours plus tard avec une grue pour emmener les statues ! La police déboule, bien sûr, et renvoie gentiment le touriste à sa place, avec son acte de propriété qui était en fait un faux...

2 - De Marly à Paris

Pourquoi « Marly » ? Du nom du château aujourd’hui disparu de Louis XV, dans les Yvelines : les dadas décoraient une fontaine du parc, « l’abreuvoir de Marly ». Le thème ? « Deux chevaux numides domptés l’un par un Français, l’autre par un Américain. »

En 1794, zou : le citoyen Delacroix (papa du célèbre peintre) les fait transférer à l’entrée des Champs-Elysées, sur la « place de la Révolution » (actuelle Concorde). Les Chevaux de Marly qu’on voit aujourd’hui ne sont pas les originaux : ceux-là ont été déménagés bien à l’abri, au musée du Louvre...

3 - Une bouche trop tendre

Le nom du papa des Chevaux de Marly ? Guillaume Coustou ! Grand sculpteur lyonnais dont ces Chevaux sont le travail le plus célèbre. Et le génie, c’est de famille : son frangin Nicolas travaille pour Louis XIV sur le chantier de Versailles...

Guillaume Coustou, marrant ? Apparemment ! On lit dans le bouquin La Régence (Arsène Houssaye, 1874) qu’un jour qu’il bosse à la réalisation d’un de ses chevaux, un type du genre je-sais-tout vient le voir, et regarde sa façon de faire.

Il remarque que la bride qui retient l'animal devrait être plus tendue... Guillaume lance : « Ah, c’est dommage ; vous seriez venu un instant plus tôt, vous auriez vu la bride telle que vous la désirez. Mais ces maudits chevaux ont la bouche si tendre que cela n’a duré qu’un clin d’œil » !


Et encore !