1131. Massacre de Saint-Riquier. La bête Canteraine arrive...

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Image d'illustration - ©Mathias Appel / CC0 Image d'illustration - ©Mathias Appel / CC0
Abbaye de Saint-Riquier Abbaye Massacre Bénédictin Légende

Sang et chaos

Juillet 1131. Dites... Vous ne sentez pas comme... une odeur de cramé ? Aah, ça, c’est Hugues de Camp-d’Avesnes qui fout le feu à Saint-Riquier. Qui ?? Ouuuh, un affreux bonhomme, ce Hugues, comte de Saint-Pol ! Il commet moult crimes en tout genre.

Et en 1131, Hugues déboule à Saint-Riquier pour brûler la ville et massacrer les habitants. Son but ? L’abbaye récemment reconstruite, où s’était retranché son ennemi, le seigneur Collet. La ville résiste, au début : des archers se tiennent dans les tours du rempart et font pleuvoir des flèches mortelles sur les troupes d’Hugues !

Camp-d’Avesnes, sur les nerfs, finit par abandonner le siège de Saint-Riquier, trop bien fortifiée. Sa tactique ? Envoyer des « feux grégeois », des projectiles enflammés d’une puissance redoutable faits de goudron, de salpêtre et de soufre. Les feux carbonisent tout, tout.

Le chaos happe les habitants qui détalent sauver leur peau. Hugues peut entrer dans la ville, tranquillou. Et là... c’est le bain de sang : habitants égorgés, abbaye saccagée... sur quoi le feu vient tout raser. Les chroniques de l’époque estime à 2 600 le nombre de victimes, en une seule journée !

La légende en marche

Du coup, pan : punition. L’affaire remonte jusqu’aux esgourdes du pape, et tout le monde veut que Hugues reconstruise l’église. L’abbé de Saint-Riquier refuse. Pourquoi ? Un criminel ne peut être lié à l’histoire de son abbaye...

Hugues s’en va alors fonder 3 petites abbayes : généreux, mais ça ne suffira pas à racheter son âme damnée ! Et là voilà, la légende ! Qui fait de Camp-d’Avesnes un homme condamné à être transformé en loup couvert de chaînes, condamné à revenir hanter les endroits qu’il a ravagés.

C’est la célèbre Bête Canteraine. Une légende qu’on tenait pour vraie, dans le temps. Tellement, qu’on disait l’entendre hurler la nuit, faisant trembler ses chaînes sinistres, dans les rues muettes de Saint-Riquier...


Et encore !