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A Ennezat, les morts mènent la danse

Les Morts et les Vifs, Ennezat | Devisme.alain / CC-BY-SA
Collégiale Collégiale Sainte-Couronne d'Ennezat

Morts... ou vifs

Ici, vous pourrez aussi voir deux belles peintures murales du XVe s. Voilà d'abord celle des trois Morts et des trois Vifs, un récit très prisé au Moyen-Age. Si ! Vous le connaissez forcément ! Trois squelettes se tenant la main font face à trois seigneurs à cheval.

La morale ? Rois comme simples péquins, nous mourons tous un jour, la vie n'est que vanité... Mérimée dit dans ses Notes d'un voyage en Auvergne et dans le Limousin :

« Au bas une suite de quatrains plus qu'à demi effacés contient un dialogue entre les spectres et les chasseurs et autant que j'en ai pu juger leur sens ne diffère point des légendes qui accompagnent d'ordinaire les danses macabres. Ces spectres sont des personnifications de la mort ; railleries de sa part, plaintes et regrets des chasseurs surpris. Je suppose que cette composition fait allusion à la fin tragique de quelques seigneurs du pays mais la tradition s'en est perdue. »

Roh, les femmes !

Ce n'est pas fini ! Là, voilà une 2e fresque, avec pour thème le Jugement denier : d'un côté, on voit les élus sagement conduits par des anges vers le Paradis, et les damnés de l'autre côté. A noter que ces damnés sont presque tous... des femmes ! En dessous, avez-vous vu ? Un ange regarde un cadavre. Une banderole dans les mains de celui-ci dit : « Prya pour moi qui me reguardes Quar tyel seras quat que tu tardes Fais bien tandis que tu vis Quar après la mort n'auras nulz amis. » L'ange lui répond : « Reguarda la graid pityé de nature humayne Commet vient à destruccion et forma vilayne. »

À propos de l'auteure

Vinaigrette
Passionnée par les balades et par l'Histoire, grande ou petite... pleine de détails bien croustillants, si possible !